Covid : ce qui va changer le 17 novembre dans le BW !

BZ • 16 novembre 2021
Le nombre de patients atteints du Covid-19 traités dans les unités de soins intensifs du Bade-Wurtemberg reste supérieur à 390 mardi, ce qui a des conséquences, notamment pour les personnes non vaccinées.


Le niveau d'alerte Corona est déclenché soit lorsque les lits de soins intensifs des cliniques du Bade-Wurtemberg accueillent 390 patients Covid-19 ou plus pendant deux jours ouvrables consécutifs, soit lorsque l'incidence dite d'hospitalisation atteint ou dépasse la valeur de 12 pendant cinq jours ouvrables consécutifs.
Hier lundi, 406 patients atteints de Covid-19 étaient hospitalisés dans les unités de soins intensifs du pays. Aujourd'hui mardi, ils sont désormais 424. Il est donc clair qu'à partir de mercredi 17 novembre, le niveau d'alerte Corona sera appliqué dans le Bade-Wurtemberg.

Les règles du niveau d'alerte ne seront levées que lorsque les valeurs seront inférieures aux limites mentionnées pendant cinq jours ouvrables consécutifs. Les règles du niveau d'alerte s'appliquent alors à nouveau dans un premier temps.

Les personnes non vaccinées ne pourront plus se rendre dans les parcs d'attractions, au cinéma ou aux fêtes d'associations.

Le niveau d'alerte entraîne surtout des restrictions supplémentaires pour les personnes qui n'ont pas encore été vaccinées contre le Covid-19. Si ce n'est pas le cas, les personnes non vaccinées d'un même foyer ne peuvent plus se rencontrer en privé qu'avec une seule autre personne non vaccinée.

Lors de manifestations publiques comme le théâtre, le cinéma ou les fêtes d'associations, la règle des 2G s'applique (accès réservé aux personnes vaccinées et guéries). Les personnes non vaccinées sont donc généralement exclues. Il en va de même pour les centres de loisirs tels que les parcs d'attractions ou les piscines, ainsi que pour les musées, les foires et les lieux de prostitution.

Dans le niveau d'alerte en vigueur jusqu'à présent, il était encore possible d'y accéder avec un test PCR négatif (3G-plus). Dans la restauration, comme dans les installations sportives, la norme est désormais de 2G dans les espaces fermés et de 3G-plus à l'extérieur. Dans les discothèques, où l'espace est particulièrement restreint, le niveau d'alerte est de 2G, comme c'était déjà le cas auparavant.

Pour les marchés de Noël, le règlement Corona prévoit, dans le niveau d'alerte, une réglementation séparée en fonction des stands : L'accès aux stands de vente de marchandises est soumis à la règle 3G, tandis que les stands de produits alimentaires à consommer immédiatement sont soumis à la règle 2G.

Dans le sport de loisir et amateur, les personnes actives et les spectateurs doivent respecter les règles suivantes : 2G pour l'accès aux espaces fermés, 3G-plus pour l'accès à l'extérieur. Dans les hôtels et autres lieux d'hébergement, la règle 3G-plus s'applique désormais, le test PCR doit être répété tous les trois jours.

Règles d'exception

Les personnes non vaccinées pour des raisons médicales, les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les enfants et les jeunes de moins de 18 ans sont exemptés de ces règles. Ils doivent présenter des tests rapides d'antigènes négatifs ou une carte d'étudiant en cas de restriction d'accès.

L'obligation de porter un masque est légèrement renforcée en cas d'alerte : les élèves sont désormais à nouveau tenus de porter un masque en classe. La règle du modèle dit d'option pour les manifestations, selon laquelle les spectateurs ne doivent pas porter de masque en cas de 2G, a déjà été supprimée avec le niveau d'alerte. Ainsi, les spectateurs du stade Europa-Park doivent à nouveau porter un masque. De même, le personnel de service dans la restauration doit à nouveau porter un masque depuis le niveau d'alerte.

Les règles du niveau d'alerte sont-elles suffisantes ?

En raison de l'augmentation rapide du nombre de Corona et de la surcharge des services de soins intensifs dans les cliniques, le Bade-Wurtemberg réfléchit également à des contre-mesures plus sévères. A la question de savoir si le Land allait éventuellement limiter ou interdire les marchés de Noël ou les grands événements comme les matchs de football, le ministre-président Winfried Kretschmann (Verts) a déclaré lundi soir à l'agence de presse allemande : "Nous devons en discuter cette semaine". Le partenaire de la coalition, la CDU, insiste également pour que des mesures supplémentaires soient prises et critique vivement la politique de Corona des futurs partenaires de l'Ampel, le SPD, les Verts et le FDP, au niveau fédéral.

Nouvelles règles (2G = Vacciné ou Guéri , 3G= Vacciné, guéri ou testé)

Marchés de Noël : 2G (en cas de vente de denrées alimentaires pour consommation immédiate).
Centres de loisirs et de sport, culture, foires : 2G
Discothèques : à l'intérieur 2G
Manifestations, cinéma, fêtes : 2G
Restauration, cantines, réfectoires : intérieur 2G, extérieur 3G avec PCR
Hébergement : 3G avec PCR
Magasins : 3G (sauf services de base)
Écoles populaires et de musique : 2G
Écoles professionnelles, de conduite et de langues : 3G
Transports urbains : illimités
Contacts privés de personnes non vaccinées : 1 ménage + 1 personne
Services religieux : illimité

Exceptions à l'obligation de porter un masque : en privé, à l'extérieur avec une distance minimale de 1,5 mètre, pour les enfants de moins de 6 ans ainsi que, le cas échéant, en cas d'option 2G au niveau élémentaire
Distance : au moins 1,5 mètre par rapport à d'autres personnes
Locaux fermés : aérer régulièrement
Sont considérés comme testés négatifs ou comme vaccinés, entre autres : Les enfants asymptomatiques de moins de 6 ans et les élèves asymptomatiques



par David Schwimmer 15 avril 2026
Achetz votre carte de saison à la caisse de la piscine aux dates suivantes : 🗓️ Mercredi 15.04 | 8h – 13h 🗓️ Samedi 18.04 | 10h – 15h 🗓️ Mardi 21.04 | 14h – 19h ⚠️ Lors de la prévente, seules les cartes de saison sont disponibles – pas de billets à l’unité, cartes multiples ou bons cadeaux. À apporter : • ancienne carte de saison (si disponible) • photo d’identité récente • pièce d’identité valide • formulaire rempli (sur place ou en ligne) 👨‍👩‍👧 Cartes familiales : possibles pour les couples avec au moins un enfant de moins de 18 ans vivant dans le même foyer. 🎓 Tarif réduit : personnes en situation de handicap (≥ 50 %), élèves dès 16 ans, étudiants, apprentis, volontaires (sur présentation d’un justificatif). 👧 Moins de 16 ans : bénéficient d’un tarif réduit en prévente.
par Frank Farmer 15 avril 2026
Le dimanche 19 avril, la ville de Müllheim accueillera la 36e édition de son emblématique Autoschau, associée à un dimanche d’ouverture des commerces. Cet événement, devenu au fil des années un pilier du calendrier local, illustre la vitalité économique et sociale du Markgräflerland, tout en renforçant l’attractivité du centre-ville. Pendant cinq heures, de 12h à 17h, le cœur urbain se transformera en un espace hybride mêlant exposition automobile, animation commerciale et lieu de sociabilité. Les axes principaux — Werderstraße, Wilhelmstraße, Hauptstraße et Am Lindle — accueilleront une large présentation des dernières innovations du secteur automobile. Au-delà de la simple exposition, la manifestation s’inscrit dans une dynamique de médiation entre professionnels et grand public. Véhicules électriques, modèles hybrides, technologies embarquées et systèmes d’assistance à la conduite témoignent des mutations profondes de l’industrie automobile contemporaine, notamment en matière de transition énergétique et de digitalisation. Comme le souligne Dirk Dölker, président du Gewerbeverein Müllheim, l’événement dépasse largement sa dimension commerciale : il constitue un vecteur de lien social, favorisant les interactions entre habitants, visiteurs et acteurs économiques. En parallèle, l’ouverture exceptionnelle de plus de 40 commerces renforce l’attractivité du centre-ville. Cette synergie entre commerce de proximité et événementiel participe à la redynamisation des espaces urbains et encourage une consommation locale. Enfin, la dimension conviviale reste essentielle : cafés, restaurants, vins régionaux et stands associatifs viennent compléter l’expérience, faisant de cette journée un véritable moment de partage intergénérationnel.
par F.Farmer 1 avril 2026
Depuis quelques mois, un phénomène inhabituel suscite l’attention des riverains et des promeneurs le long des berges du Rhin, entre Neuenburg am Rhein et Chalampé. Plusieurs observations concordantes font état de formations singulières dans les sols humides : des cavités régulières, parfois interconnectées, accompagnées de légers affaissements du terrain. Dans un premier temps, ces manifestations ont été attribuées à des causes classiques, telles que l’activité de petits mammifères fouisseurs ou des processus naturels d’érosion. Toutefois, la répétition des signalements et certaines caractéristiques atypiques des structures observées ont conduit à envisager des hypothèses plus inhabituelles. 🌍 Des comportements comparables dans le monde animal Si l’idée d’un poisson capable d’interagir avec le substrat terrestre peut surprendre, elle s’inscrit néanmoins dans un ensemble de comportements bien documentés en biologie. Dans les zones tropicales et subtropicales, plusieurs espèces de poissons amphibies présentent des capacités d’adaptation remarquables. Les périophtalmes, notamment, sont connus pour leur aptitude à évoluer hors de l’eau pendant des périodes prolongées. Ces poissons sont capables de se déplacer sur des substrats meubles et de creuser des terriers dans la vase, qu’ils utilisent comme refuges ou pour la reproduction. Ces structures, parfois complexes, comportent des galeries et des chambres permettant la circulation de l’air, assurant ainsi l’oxygénation des œufs. Ce type de comportement, longtemps considéré comme exceptionnel, témoigne de la plasticité écologique de certaines espèces aquatiques. Par ailleurs, d’autres poissons, tels que certaines espèces africaines de poissons pulmonés ou encore la perche grimpeuse asiatique, présentent des capacités d’enfouissement temporaire dans des substrats humides, notamment en période de stress environnemental. Ces stratégies leur permettent de survivre à des conditions défavorables, notamment lors de la baisse du niveau des eaux. 🌊 Le Rhin, un milieu en transformation Le Rhin supérieur, et en particulier ses abords dans la région de Neuenburg, connaît depuis plusieurs années des évolutions notables liées aux dynamiques climatiques et hydrologiques. Les variations de débit, les épisodes de sécheresse et les aménagements des berges modifient progressivement les conditions écologiques locales. Ces transformations peuvent, dans certains cas, favoriser l’émergence de comportements adaptatifs chez les espèces aquatiques, notamment dans les zones de transition entre milieu aquatique et substrat terrestre. Les berges humides, riches en sédiments fins, constituent ainsi des environnements propices à l’apparition de stratégies inédites d’occupation de l’espace. 🧪 Une hypothèse émergente : une interaction inédite avec le substrat Dans ce contexte, certains observateurs évoquent la possibilité d’un phénomène impliquant une espèce aquatique capable d’interagir activement avec les sols des berges. Les cavités observées pourraient correspondre à des structures temporaires utilisées comme refuges ou zones de transition. Sans qu’il soit possible, à ce stade, d’identifier formellement une espèce, l’hypothèse d’un comportement analogue à celui des poissons fouisseurs observés dans d’autres régions du monde est évoquée. Une telle situation supposerait soit la présence d’une espèce discrète jusqu’alors peu documentée, soit une adaptation comportementale récente. 👀 Des témoignages à considérer avec prudence Plusieurs témoignages locaux mentionnent des observations visuelles fugaces : des mouvements dans les sols humides, voire des reflets argentés disparaissant rapidement dans les cavités. Si ces éléments restent difficilement vérifiables, leur récurrence contribue à alimenter l’intérêt pour ce phénomène. Toutefois, en l’absence de données empiriques consolidées, ces observations doivent être abordées avec la prudence nécessaire à toute démarche scientifique. ⚠️ Absence de risque identifié à ce stade Aucune alerte particulière n’a été émise par les autorités locales. Les phénomènes observés ne présentent, à ce jour, aucun danger identifié pour la population. Il est néanmoins recommandé d’éviter les zones de berges instables, indépendamment de l’origine des cavités constatées. 🤔 Entre hypothèse scientifique et perception collective “Il est envisageable que certaines espèces aquatiques développent des comportements de refuge temporaire dans les substrats humides lorsque les conditions hydriques deviennent instables.” — Institut européen d’écologie fluviale (IEEF), rapport exploratoire 2024 L’hypothèse des “poissons-taupes du Rhin”, si elle demeure à ce stade spéculative, s’inscrit dans une réflexion plus large sur les capacités d’adaptation du vivant face aux mutations environnementales. Comme le souligne une étude exploratoire menée en 2024 par un institut européen spécialisé en écologie fluviale, « les milieux en transition rapide peuvent favoriser l’apparition de comportements atypiques, parfois observés avant même d’être pleinement compris ». Dans ce contexte, les observations réalisées à Neuenburg invitent à une double lecture : celle d’un phénomène naturel encore inexpliqué, mais aussi celle d’une construction collective nourrie par la curiosité et l’imaginaire. Le Rhin, fleuve historique et structurant de la région, continue ainsi de susciter interrogations et fascination — rappelant que, même dans des environnements largement étudiés, certains mystères demeurent.
par Peter Parcoeur 28 mars 2026
Chaque année, le 28 mars marque une célébration singulière mais révélatrice : la Journée internationale du gâteau Forêt-Noire. Derrière cet événement, à première vue anecdotique, se cache en réalité un phénomène culturel et gastronomique d’ampleur mondiale. Originaire de la région du Schwarzwald en Allemagne, la Schwarzwälder Kirschtorte incarne un savoir-faire pâtissier profondément enraciné dans l’identité régionale. Composée de génoise au cacao, de crème chantilly, de cerises et de kirsch, elle synthétise à elle seule plusieurs éléments caractéristiques du terroir local. Fait intéressant, cette journée n’est pas née en Allemagne mais aux États-Unis, où elle a été instituée sous le nom de « National Black Forest Cake Day ». Ce déplacement de l’origine de la célébration illustre parfaitement le processus de mondialisation culinaire : un produit local devient un symbole universel, réinterprété et adopté bien au-delà de ses frontières d’origine. Aujourd’hui, la Schwarzwälder Kirschtorte est reconnue sur tous les continents. Elle constitue un véritable « ambassadeur gastronomique » du Schwarzwald, au même titre que d’autres symboles régionaux comme le Bollenhut ou les célèbres horloges à coucou. Les pâtisseries, en Allemagne comme à l’international, participent activement à cette dynamique en proposant des variations modernes de la recette traditionnelle, contribuant ainsi à la vitalité et à la pérennité de ce patrimoine culinaire. La consécration ultime est intervenue en 2024 lorsque le New York Times a désigné ce dessert comme le meilleur au monde. Une reconnaissance qui confirme son statut d’icône gastronomique globale. Ainsi, la Journée du gâteau Forêt-Noire dépasse largement le simple cadre festif : elle témoigne de la capacité d’un produit régional à devenir un marqueur culturel universel, tout en conservant son identité originelle.
par Franck Farmer 26 mars 2026
Général de la Brigade franco-allemande : « Je pense toujours à l’ensemble » Le général de brigade François-Xavier Elias donne un aperçu du fonctionnement interne de la Brigade franco-allemande. Un entretien sur le renouvellement des générations au sein des forces et sur leur mission en cas de crise. BZ : Monsieur Elias, vous êtes commandant de la Brigade franco-allemande depuis septembre 2025. Quel est votre lien personnel avec l’Allemagne ? Au départ, je n’avais aucune relation particulière avec l’Allemagne. Mais lorsque j’étais jeune capitaine, j’ai été affecté à un poste à Donaueschingen. Je me suis alors dit : je suis maintenant en Allemagne, donc en tant qu’officier français, je dois apprendre l’allemand. Je dois dire : cela a été douloureux (rires). Mais plus sérieusement, je vis en France et je m’intéresse à l’histoire militaire. La France est un pays européen dont les grands voisins sont l’Allemagne, mais aussi l’Italie et l’Espagne. Je voulais mieux comprendre et connaître l’Allemagne. Pour des raisons professionnelles et culturelles, je m’intéresse beaucoup aux relations entre les deux pays. Dans mon rôle de commandant de brigade, je peux peut-être, à mon échelle, contribuer à les améliorer encore. BZ : La coopération franco-allemande est marquée par des expériences très différentes selon les générations. Qu’observez-vous dans votre unité ? Les plus anciens, qui étaient peut-être encore sceptiques face au rapprochement entre les deux pays, ne sont plus là depuis longtemps. Depuis environ 20 ans, il existe des officiers allemands qui effectuent leur formation d’officier en France, et des officiers français qui font l’inverse en Allemagne. Dans la Brigade d’aujourd’hui, servent de très nombreux jeunes soldats. Pour cette génération – et cela vaut aussi pour la mienne, je suis né en 1974 – l’amitié entre la France et l’Allemagne est désormais totalement normale et naturelle. BZ : Quelle est la popularité de la Brigade franco-allemande en France ? Les soldats français souhaitent-ils consciemment y servir ? Oui, certains, parce qu’ils parlent allemand et veulent découvrir cette unité particulière. D’autres veulent simplement être soldats. Mais lorsqu’ils découvrent les missions, les engagements et les possibilités d’entraînement offertes par la Brigade franco-allemande, cela devient certainement attractif pour beaucoup. BZ : Votre adjoint est un officier allemand – le colonel Heiko Bohnsack. Pouvez-vous décrire comment se déroule la coopération à Müllheim ? Très simplement et sans complication. Nous sommes des militaires de carrière expérimentés et nous sommes devenus amis. Lorsque nous sommes ensemble, nous parlons tous les deux français. Un détail amusant : lorsque nous recevons ensemble des invités allemands, il continue souvent à parler en français – à la surprise générale. Bien sûr, il existe encore des domaines qui restent organisés au niveau national – comme la gestion des recrues ou les questions de personnel. Mais presque toutes les grandes réunions se font ensemble, généralement en anglais. Nous partageons presque tout et nous voulons mieux comprendre les deux systèmes. À la fin, il y a un commandant – actuellement, c’est un Français. Avant, c’était un Allemand. Mais cela ne change pas grand-chose. Quand je pense à la Brigade, je ne vois pas des Allemands ou des Français. Je pense toujours à l’ensemble. BZ : Face à la menace venant de Russie, l’Allemagne va prochainement être présente durablement en Lituanie avec une brigade de combat. Votre unité devrait également y contribuer. À quoi vous préparez-vous ? La Brigade franco-allemande est rattachée, dans le cadre de l’OTAN, au corps multinational Nord-Est basé à Szczecin, qui est responsable des zones d’intervention en Estonie, en Lituanie, en Lettonie et en Pologne. Nous y jouons un rôle important. Nous sommes déjà pleinement intégrés dans les scénarios d’entraînement et de planification correspondants. BZ : Quelles capacités concrètes la Brigade franco-allemande peut-elle fournir ? La Brigade est parfaitement capable de remplir à la fois des missions de soutien et des missions de combat. Pour nous, cela fait désormais partie du quotidien de maîtriser ces domaines et de continuer à nous améliorer. Nos forces peuvent être déployées rapidement et facilement. Nous sommes aptes au combat, nous disposons de véhicules blindés à roues, d’infanterie ainsi que de capacités de soutien, notamment dans le domaine du génie ou de l’artillerie. Nous couvrons donc presque l’ensemble des capacités, ce qui peut être très précieux en cas de crise. BZ : Comment la guerre en Ukraine a-t-elle modifié l’état d’esprit des soldats ? Cette guerre a profondément changé beaucoup de choses ; la menace venant de Russie existe bel et bien. Lorsque nous nous entraînons, nous essayons d’être encore plus précis et meilleurs. Les deux nations ont donc besoin de davantage de ressources, notamment pour se préparer plus intensivement aux différents scénarios possibles. Tout le monde a désormais compris que la paix en Europe n’est pas gratuite. Lorsque nous organisons aujourd’hui un exercice – comme c’est actuellement le cas au centre d’entraînement au combat de la Bundeswehr à Gardelegen, en Saxe-Anhalt – cela a une importance plus grande pour tous les participants qu’auparavant. BZ : Votre Brigade est également impliquée dans la formation de soldats ukrainiens… La formation des troupes ukrainiennes a pour nous une très grande importance. Cela a des répercussions importantes sur la Brigade – sur le développement de nos capacités et sur nos missions. Un vétéran ukrainien qui a combattu pendant trois ans au front apporte beaucoup de connaissances et d’expérience – par exemple sur les évolutions liées à l’utilisation des drones. En retour, nous pouvons également apporter une contribution importante à l’Ukraine. Cette mission de formation est donc une situation gagnant-gagnant pour toutes les parties. Lorsque nous formons des troupes ukrainiennes, nous nous formons aussi nous-mêmes. Cela ne concerne pas seulement l’armée allemande ou française, mais tous les partenaires européens de l’OTAN. François-Xavier Elias est commandant de la Brigade franco-allemande depuis septembre 2025. Il a notamment été déployé au Kosovo, en Afghanistan, au Tchad et au Mali. Plus récemment, cet officier de 51 ans dirigeait l’organisation de liaison de l’armée de terre en Allemagne, auprès du commandement de l’armée de terre à Strausberg. Article du Badische Zeitung : https://www.badische-zeitung.de/general-der-deutsch-franzoesischen-brigade-ich-denke-immer-an-das-grosse-ganze NDLR : Cet entretien montre une évolution importante : la Brigade franco-allemande n’est plus seulement un symbole de l’amitié entre la France et l’Allemagne. Elle est aujourd’hui une unité pleinement opérationnelle, intégrée aux missions de l’OTAN et capable d’intervenir rapidement en cas de crise. Le général François-Xavier Elias insiste sur un point essentiel : la coopération entre les deux pays est devenue naturelle pour les nouvelles générations de soldats. À Müllheim, cette collaboration se vit au quotidien, simplement et efficacement. Mais le contexte a changé. La guerre en Ukraine rappelle que la sécurité en Europe n’est plus acquise. Les armées doivent s’adapter, s’entraîner davantage et se préparer à des scénarios plus exigeants. Dans ce cadre, la Brigade franco-allemande apparaît comme un modèle : à la fois symbole historique de réconciliation et outil concret de défense européenne. A Müllheim, la coopération franco-allemande ne relève plus seulement de l’histoire… elle s’inscrit pleinement dans les enjeux stratégiques d’aujourd’hui et de demain.
par David Baner 25 mars 2026
À l’aube de sa nouvelle saison, Europa-Park confirme son statut de locomotive touristique européenne en inaugurant un 18ᵉ quartier thématique dédié à Monaco. Ce choix, loin d’être anodin, s’inscrit dans une stratégie d’optimisation spatiale et de valorisation d’imaginaires culturels à forte densité symbolique. Le nouvel espace, intégré sous la mythique montagne russe Silver Star, illustre une approche contemporaine de l’aménagement : densification intelligente plutôt qu’expansion horizontale. En réutilisant des structures existantes, le parc adopte une logique quasi-urbaine d’optimisation foncière. Le thème monégasque repose sur une triple dimension : prestige, spectacle et technologie. L’exposition de véhicules issus de la collection du prince Albert II, associée à un océanarium virtuel, traduit une hybridation entre patrimoine réel et expérience immersive numérique. Parallèlement, l’ouverture de Sally’s Café marque l’intégration croissante de figures issues de la culture digitale dans les espaces physiques du parc. Cette hybridation entre influence numérique et expérience touristique témoigne d’une mutation des modèles économiques du divertissement. Mais c’est surtout la transformation du quartier russe qui révèle une inflexion stratégique majeure. La disparition de l’Euro-Mir, attraction emblématique, au profit d’un espace spatial en collaboration avec l’ESA (2028), traduit un repositionnement symbolique et géopolitique. Le passage d’un référentiel national à un imaginaire scientifique et européen illustre une volonté d’inscription dans une identité transnationale. Enfin, avec plus de 7 millions de visiteurs, Europa-Park atteint un seuil critique de fréquentation qui questionne ses capacités d’accueil. L’éventualité d’une ouverture hivernale élargie et l’exploration de nouvelles zones témoignent d’une dynamique d’expansion continue. Europa-Park ne se contente plus d’être un parc d’attractions : il devient un laboratoire territorial du tourisme européen contemporain.
par Bruce Wayne 24 mars 2026
Chaque année, avec le retour des températures plus douces, un phénomène discret mais essentiel se déroule dans les paysages du sud du Bade : la migration des amphibiens. Dans le district de Breisgau-Hochschwarzwald, cette période marque un moment critique pour des espèces déjà fortement fragilisées. Dès que les nuits dépassent les cinq degrés et que les pluies printanières s’installent, grenouilles, crapauds, tritons et salamandres quittent leurs refuges hivernaux. Leur objectif : rejoindre leurs lieux de reproduction ancestraux. Mais entre ces deux mondes, un obstacle majeur s’impose : le réseau routier. Les routes, omniprésentes dans ces territoires semi-ruraux, constituent aujourd’hui l’un des principaux facteurs de mortalité. Au-delà du risque d’écrasement, un élément souvent méconnu accentue encore la menace : l’onde de pression générée par les véhicules rapides, capable d’être fatale même sans contact direct. Le constat écologique est préoccupant. En l’espace d’une décennie, certaines populations d’amphibiens ont diminué de près de 60 %. La destruction des habitats, la fragmentation du territoire et les effets du changement climatique contribuent à ce déclin accéléré. Face à cette situation, un réseau de bénévoles s’engage activement. Chaque nuit, ils installent des dispositifs de protection, collectent les animaux et les aident à franchir les routes en toute sécurité. Leur action, essentielle, souligne l’importance d’une mobilisation collective. Les autorités locales ont ainsi mis en place une signalisation spécifique sur plusieurs axes, notamment autour de Müllheim, Britzingen, Badenweiler ou encore Buggingen. Ces mesures temporaires, valables jusqu’au 30 avril, visent à sensibiliser les automobilistes et à réduire la vitesse dans les zones à risque. Au-delà de la contrainte, cette initiative rappelle une réalité fondamentale : la coexistence entre infrastructures humaines et biodiversité nécessite adaptation et responsabilité. Chaque geste compte, et parfois, lever le pied peut sauver une vie.
par Peter PARKER 24 mars 2026
Avec Happy’Games, le Parc Expo se transforme en un immense espace de découverte, de partage et d’expérimentation autour du jeu sous toutes ses formes. Bien plus qu’un simple salon, l’événement s’impose aujourd’hui comme le rendez-vous incontournable des passionnés de jeux dans le Grand Est. 🎯 Un festival né de la passion du jeu Créé en 2014 dans le cadre de la Foire Expo de Mulhouse, Happy’Games a rapidement gagné en popularité avant de devenir un événement indépendant à part entière. Son ambition est claire : faire découvrir au grand public toute la richesse de l’univers ludique, des jeux traditionnels aux innovations les plus récentes. Avec plusieurs milliers de visiteurs chaque année et une surface d’exposition impressionnante, le festival revendique une identité forte : celle du « festival de tous les jeux », accessible aussi bien aux familles qu’aux joueurs expérimentés. 🌍 Une immersion dans 9 univers ludiques Ce qui distingue Happy’Games, c’est la diversité de son offre. Le festival propose une immersion complète à travers plusieurs univers thématiques, permettant à chacun de trouver son terrain de jeu : 🎲 Jeux de société modernes (coopératifs, stratégiques, d’ambiance) 🃏 Jeux de cartes à collectionner avec tournois compétitifs 🎭 Jeux de rôle et figurines dans des univers fantastiques 🎮 Jeux vidéo et espace rétro-gaming 🏗️ Jeux de construction et jeux jeunesse 🌏 Jeux du monde (mah-jong, shogi, bridge…) 🪵 Grands jeux en bois en format XXL 🧠 Jeux inclusifs et adaptés à tous les publics 💡 Protozone : espace dédié aux créateurs et prototypes Ce foisonnement d’activités permet une expérience unique : tester librement des centaines de jeux, souvent accompagnés d’animateurs passionnés qui en expliquent les règles. 🤝 Un lieu de rencontre et de partage Happy’Games ne se limite pas à une exposition : c’est avant tout un espace de sociabilité. Les visiteurs peuvent jouer avec leurs proches, mais aussi avec de parfaits inconnus, dans une ambiance conviviale et inclusive. Les éditeurs, auteurs et associations sont également présents, offrant une occasion rare d’échanger directement avec les créateurs. La Protozone, véritable laboratoire du jeu, illustre parfaitement cette dimension participative en permettant au public de tester des prototypes en avant-première. 🏆 Compétitions, animations et découvertes Le festival propose également une programmation dynamique : Plus de 30 tournois de jeux de cartes, dont certains qualificatifs Des démonstrations et animations en continu Des soirées spéciales (dont une soirée “off” le samedi) Des espaces dédiés aux enfants et aux familles Cette diversité contribue à faire de Happy’Games un événement intergénérationnel, où le jeu devient un langage universel. 📍 Une édition 2026 très attendue L’édition 2026 se tient du 27 au 29 mars au Parc Expo de Mulhouse, avec des horaires étendus sur trois jours et une forte affluence attendue. Avec des tarifs accessibles (à partir de 5 € pour les enfants et 9 € pour les adultes) et des pass familiaux, l’événement reste fidèle à sa vocation : rendre le jeu accessible à tous. 🎲 Une expérience culturelle à part entière Au-delà du divertissement, Happy’Games s’inscrit dans une tendance plus large : la reconnaissance du jeu comme outil culturel, éducatif et social. Qu’il s’agisse de développer la stratégie, la créativité, l’esprit d’équipe ou simplement de créer du lien, le jeu devient ici un véritable vecteur de cohésion. 👉 Pendant trois jours, Mulhouse ne se contente pas d’accueillir un festival : elle devient le plus grand plateau de jeu d’Alsace, où chaque visiteur est invité à redevenir joueur.
par Peter Parcoeur 23 mars 2026
Le samedi 28 mars 2026 à 10 heures, la ville de Müllheim im Markgräflerland procédera à son test semestriel des sirènes d’alerte. Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre des dispositifs de sécurité civile du district du Breisgau-Hochschwarzwald, vise à vérifier le bon fonctionnement des infrastructures d’alerte sonore destinées à prévenir la population en cas de catastrophe majeure. Durant environ quinze minutes, différents signaux seront déclenchés afin de simuler les principales situations d’alerte. Le premier correspond à l’alerte à la population, reconnaissable à son signal montant et descendant pendant une minute. Ce type de signal est utilisé en cas de danger important nécessitant l’attention immédiate des habitants. Le test inclura également l’alarme incendie, caractérisée par un signal continu d’une minute interrompu deux fois pendant douze secondes, ainsi que le signal de fin d’alerte, constitué d’un son continu d’une minute. Les autorités rappellent qu’il s’agit exclusivement d’un exercice technique destiné à tester les dispositifs communaux. Par conséquent, aucune annonce ne sera diffusée à la radio et aucune alerte Cell Broadcast ne sera envoyée sur les téléphones portables. En revanche, l’application d’alerte NINA Warn-App transmettra une notification indiquant le début et la fin du test. Pour des raisons techniques liées à la configuration du système d’essai, les sirènes situées dans les quartiers de Niederweiler et Zunzingen ne seront pas activées lors de cette opération. Les autorités soulignent toutefois que ces installations restent pleinement opérationnelles en cas de situation réelle. Ces exercices réguliers constituent un élément essentiel de la préparation des communes face aux risques majeurs, qu’il s’agisse d’événements naturels, d’accidents industriels ou d’autres situations d’urgence nécessitant une alerte rapide de la population. Le système d’alerte NINA : un outil central de la protection civile en Allemagne Dans le cadre du test des sirènes prévu à Müllheim im Markgräflerland, les autorités ont annoncé que les habitants recevront également une notification via l’application NINA Warn-App. Ce dispositif numérique constitue aujourd’hui l’un des instruments essentiels du système allemand d’alerte et d’information de la population. Un système d’alerte développé par l’État fédéral L’application NINA — acronyme de Notfall-Informations- und Nachrichten-App — a été développée par le Bundesamt für Bevölkerungsschutz und Katastrophenhilfe (Office fédéral de la protection civile et de l’aide en cas de catastrophe). Son objectif principal est de permettre aux autorités publiques de diffuser rapidement des informations de sécurité et des alertes à destination de la population. Dans un pays fédéral tel que l’Allemagne, où les compétences en matière de gestion des crises sont partagées entre l’État fédéral, les Länder et les collectivités locales, l’existence d’un outil numérique commun permet de coordonner efficacement la communication en situation d’urgence. Le système MoWaS : l’infrastructure nationale d’alerte L’application NINA est reliée au Modulares Warnsystem (MoWaS), la plateforme nationale d’alerte utilisée par les autorités allemandes. Ce système permet aux différents niveaux administratifs — fédéral, régional ou local — d’émettre des messages d’alerte qui peuvent ensuite être diffusés simultanément par plusieurs canaux. Ainsi, une alerte émise via MoWaS peut être relayée non seulement par l’application NINA, mais également par les médias, les panneaux d’information publics, les sirènes municipales ou encore le système de Cell Broadcast, qui permet d’envoyer un message directement sur les téléphones mobiles situés dans une zone donnée. Les types d’alertes diffusées Grâce à ce dispositif, les autorités peuvent informer la population en cas de nombreux types de situations à risque. Les alertes concernent notamment : les catastrophes naturelles, telles que tempêtes, inondations ou fortes chutes de neige ; les incendies de grande ampleur ; les accidents industriels ou les dangers chimiques ; certaines situations de sécurité publique ; ou encore des événements météorologiques extrêmes signalés par les services spécialisés. Les messages transmis via NINA contiennent généralement des consignes de comportement, permettant aux citoyens d’adopter les mesures appropriées pour assurer leur sécurité. Un outil complémentaire aux sirènes Dans de nombreuses communes allemandes, dont celles du district de Breisgau-Hochschwarzwald, les systèmes d’alerte reposent aujourd’hui sur une combinaison de dispositifs : sirènes traditionnelles, médias, alertes mobiles et applications dédiées. L’application NINA joue ainsi un rôle complémentaire aux sirènes. Alors que celles-ci permettent d’attirer immédiatement l’attention de la population par un signal sonore, l’application fournit des informations détaillées et contextualisées directement sur les smartphones des habitants. Dans le cadre du test de sirènes organisé à Müllheim, une notification sera envoyée via l’application afin d’indiquer le début et la fin de l’exercice, permettant ainsi d’éviter toute confusion parmi les habitants. Une culture de la prévention Au-delà de sa fonction d’alerte, l’application NINA s’inscrit dans une politique plus large de préparation et de sensibilisation de la population aux risques majeurs. Elle propose également des informations préventives, des conseils de comportement et des indications pratiques en cas de crise. Dans un contexte marqué par la multiplication des événements climatiques extrêmes et par la nécessité de renforcer la résilience des territoires, ces outils numériques constituent désormais un élément central de la sécurité civile moderne.
par Paul Hisse 22 mars 2026
Dans un contexte marqué à la fois par des enjeux de sécurité routière et de gestion budgétaire rigoureuse, le Groupement intercommunal de gestion Müllheim-Badenweiler (GVV) a validé son budget pour l’année 2026. Au cœur des décisions : l’installation prochaine d’un radar fixe au carrefour du Richtberg, un point noir bien connu entre Müllheim et Neuenburg. Située sur une route départementale fréquentée, cette intersection a été le théâtre de nombreux accidents ces dernières années, malgré des limitations de vitesse déjà en place. L’investissement, estimé à 250 000 euros, s’inscrit ainsi dans une stratégie de prévention et de réduction des risques. Au-delà de cette mesure emblématique, le budget du GVV reflète une situation financière encore fragile. Les projections indiquent des déficits persistants jusqu’en 2029, bien que leur ampleur tende à diminuer progressivement. Le modèle économique du groupement repose en grande partie sur les recettes issues des amendes et des frais administratifs, une dépendance qui rend les prévisions incertaines. Toutefois, les communes membres — Müllheim, Badenweiler, Sulzburg, Buggingen et Auggen — devraient continuer à être épargnées de contributions financières directes à court terme. Une éventuelle participation ne serait envisagée qu’à partir de 2028, et encore sous réserve de l’évolution des recettes. Par ailleurs, des évolutions administratives majeures se profilent à l’horizon. La transformation de Müllheim en « Große Kreisstadt » à partir de 2027 entraînera notamment le transfert de compétences, dont la gestion des étrangers. Cette mutation suscite des interrogations, notamment quant à son impact financier pour les communes partenaires. Enfin, le GVV poursuit ses investissements avec l’acquisition d’équipements réglementaires pour la gestion des armes et prévoit d’étendre ses dispositifs de contrôle de vitesse dans les années à venir, en intégrant davantage les besoins des petites communes. Ainsi, entre sécurité, contraintes budgétaires et réorganisation territoriale, le GVV Müllheim-Badenweiler s’inscrit dans une dynamique d’adaptation aux défis contemporains du territoire.