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Dans un contexte marqué à la fois par des enjeux de sécurité routière et de gestion budgétaire rigoureuse, le Groupement intercommunal de gestion Müllheim-Badenweiler (GVV) a validé son budget pour l’année 2026. Au cœur des décisions : l’installation prochaine d’un radar fixe au carrefour du Richtberg, un point noir bien connu entre Müllheim et Neuenburg. Située sur une route départementale fréquentée, cette intersection a été le théâtre de nombreux accidents ces dernières années, malgré des limitations de vitesse déjà en place. L’investissement, estimé à 250 000 euros, s’inscrit ainsi dans une stratégie de prévention et de réduction des risques. Au-delà de cette mesure emblématique, le budget du GVV reflète une situation financière encore fragile. Les projections indiquent des déficits persistants jusqu’en 2029, bien que leur ampleur tende à diminuer progressivement. Le modèle économique du groupement repose en grande partie sur les recettes issues des amendes et des frais administratifs, une dépendance qui rend les prévisions incertaines. Toutefois, les communes membres — Müllheim, Badenweiler, Sulzburg, Buggingen et Auggen — devraient continuer à être épargnées de contributions financières directes à court terme. Une éventuelle participation ne serait envisagée qu’à partir de 2028, et encore sous réserve de l’évolution des recettes. Par ailleurs, des évolutions administratives majeures se profilent à l’horizon. La transformation de Müllheim en « Große Kreisstadt » à partir de 2027 entraînera notamment le transfert de compétences, dont la gestion des étrangers. Cette mutation suscite des interrogations, notamment quant à son impact financier pour les communes partenaires. Enfin, le GVV poursuit ses investissements avec l’acquisition d’équipements réglementaires pour la gestion des armes et prévoit d’étendre ses dispositifs de contrôle de vitesse dans les années à venir, en intégrant davantage les besoins des petites communes. Ainsi, entre sécurité, contraintes budgétaires et réorganisation territoriale, le GVV Müllheim-Badenweiler s’inscrit dans une dynamique d’adaptation aux défis contemporains du territoire.

Les travaux de montage des cinq éoliennes à Sirnitz débuteront lundi. Dès le passage à la nouvelle année, le parc éolien devrait fournir de l’électricité pour environ 50 000 personnes. Depuis des années, voire des décennies, l’énergie éolienne sur les hauteurs de la Forêt-Noire dans le Markgräflerland central fait l’objet de discussions — mais jusqu’à aujourd’hui, aucune éolienne n’y tourne encore. Cela devrait changer au cours de l’année : comme l’a indiqué vendredi le service de presse de Badenova, les travaux de fondation des cinq éoliennes doivent commencer lundi. On entre ainsi dans la « phase centrale de construction » du parc éolien Sirnitz/Dreispitz, selon Badenova. « Au cours des derniers mois, les conditions préalables à la construction ont été mises en place : les tracés de câbles sont en grande partie posés, et les routes pour le transport des composants de grande taille ont été préparées », indique le communiqué. À partir de la mi-mars, le fabricant des éoliennes, la société Enercon basée à Aurich en Frise orientale, prendra en charge le chantier. La livraison des composants de grande taille, notamment pour les tours et les pales de rotor, s’étalera sur l’été et concernera directement plusieurs localités de la région. Les pales seront acheminées via Müllheim et Schweighof jusqu’à la Sirnitz, tandis que d’autres éléments devront être transportés par un détour via la vallée de la Wiese pour des raisons techniques. « Les cinq installations du type Enercon E-175 atteignent chacune une hauteur totale de 249,50 mètres et développent ensemble une puissance de 35 mégawatts. La production attendue est d’environ 71,5 millions de kilowattheures par an — soit plus que les neuf éoliennes existantes du district de Breisgau-Hochschwarzwald réunies », indique le service de presse de Badenova. Cela permettrait d’alimenter, en théorie, environ 50 000 personnes. Les emplacements utilisés concernent des terrains appartenant aux communes de Müllheim, Heitersheim, Sulzburg et Buggingen ainsi qu’à Forst-BW. Le projet possède désormais un historique de plus de dix ans. Parallèlement au débat toujours ouvert concernant le Hochblauen comme site potentiel d’éoliennes, la zone du parc Sirnitz/Dreispitz a été davantage envisagée dès 2015. Le projet a été approuvé en octobre 2024, et les travaux préparatoires de déboisement ont commencé en 2025. Ces opérations ont été au cœur des critiques adressées au projet. L’impact sur l’écosystème forestier serait disproportionné, selon les opposants. Une plainte déposée par le Bürgerforum Badenweiler contre le parc éolien de la Sirnitz a été rejetée fin 2025 par la cour administrative du Land. Badenova considère toutefois que les interventions dans la nature sont « surcompensées » par des mesures compensatoires, telles que la création de nouveaux habitats pour les oiseaux et les chauves-souris. « Nous nous réjouissons de la confiance et en particulier de la persévérance des communes impliquées, qui croient depuis plus de dix ans en la transition énergétique régionale et assument leurs responsabilités. Une part importante de la valeur ajoutée reste dans la région. Grâce aux revenus du parc éolien, les communes renforcent leur marge de manœuvre », déclare Sebastian Schüßler, responsable du développement de projets éoliens chez Badenova Erneuerbare, à l’occasion du lancement des travaux. Michael Klein, directeur général de Badenova Erneuerbare, souligne quant à lui la dimension globale : « Dans le contexte politique actuel, le développement de l’énergie éolienne est plus important que jamais. » Le maire de Müllheim, Martin Löffler, se montre également satisfait : « Du côté des communes, ce sont surtout Müllheim im Markgräflerland et Heitersheim, en tant que principaux propriétaires des terrains, qui ont fait avancer le projet du parc éolien Sirnitz/Dreispitz, car il existait au départ une certaine réticence parmi les communes concernées, qui s’est progressivement dissipée. Nous sommes très heureux que de l’énergie régionale et propre y soit bientôt produite à grande échelle », déclare Löffler, qui se projette déjà sur les prochaines étapes concrètes : « D’ici l’achèvement, nous devrons maintenant traiter des questions pratiques. Quels contrats doivent être conclus ? Comment organiser le transport des énormes pales d’éoliennes en plein cœur de Müllheim ? Et bien d’autres questions de détail encore. » Article original du BZ : https://www.badische-zeitung.de/startschuss-fuer-die-montage-der-windraeder-auf-der-sirnitz

Dominant majestueusement les paysages du sud du Bade-Wurtemberg, la forteresse de Rötteln s’impose comme l’un des témoins les plus spectaculaires de l’histoire médiévale du Rhin supérieur. Située à proximité de Lörrach, à la lisière de la Forêt-Noire, elle constitue aujourd’hui l’un des ensembles castraux les plus vastes et les mieux conservés de la région. Édifiée et transformée sur plus de cinq siècles, la forteresse reflète les évolutions politiques et militaires du territoire badois. Trois lignées successives – les seigneurs de Rötteln, les margraves de Hachberg-Sausenberg, puis ceux de Baden-Durlach – ont façonné cet édifice monumental, étendu sur près de 300 mètres le long d’une crête. L’architecture défensive du site témoigne d’une remarquable adaptation au relief. Protégée naturellement par des pentes abruptes sur trois côtés, la forteresse concentrait ses dispositifs de défense au nord, seule zone vulnérable. Les puissants murs-boucliers et les bastions ajoutés à la fin du Moyen Âge illustrent l’évolution des techniques militaires face aux nouvelles menaces. Au-delà de son rôle stratégique, Rötteln fut également un lieu de vie aristocratique. Les vestiges du palais résidentiel et les éléments architecturaux conservés témoignent d’un certain raffinement, révélant le statut et le confort de ses occupants. Aujourd’hui, la forteresse s’inscrit pleinement dans une dynamique de valorisation patrimoniale. Le site propose une expérience immersive mêlant histoire, culture et loisirs : panorama exceptionnel, musée, gastronomie et événements culturels rythment la vie du lieu. L’année 2026 s’annonce particulièrement riche, avec l’exposition internationale « Châteaux rhénans » et les traditionnelles représentations théâtrales estivales, dont Le Bossu de Notre-Dame. Ces initiatives confirment le rôle central de Rötteln dans la mise en valeur du patrimoine du Rhin supérieur.

Au cœur du Kurpark de Bad Krozingen, habituellement associé à la quiétude des promenades thermales, un phénomène inhabituel a suscité l’inquiétude ces derniers jours. Plusieurs corneilles y ont été observées chutant brutalement des arbres avant de mourir, un événement qui interroge autant les autorités que les habitants. Un phénomène observé à plusieurs reprises Jeudi puis vendredi, des passants ont rapporté des scènes similaires : une ou deux corneilles, visiblement désorientées, perdaient soudainement leur équilibre avant de s’écraser au sol. Leur comportement, décrit comme « hébété », précède systématiquement leur mort. Cette répétition, sur un laps de temps très court, suggère un phénomène non isolé. Elle intervient dans un contexte où la présence de corneilles est particulièrement marquée dans ce parc, devenu au fil des années un habitat privilégié pour ces oiseaux protégés. Une cohabitation parfois conflictuelle Les corneilles, espèce hautement adaptable, se sont progressivement installées dans de nombreuses zones urbaines du Markgräflerland. Si leur intelligence et leur capacité d’adaptation fascinent, elles sont aussi source de tensions : nuisances sonores, déjections ou impacts agricoles sont régulièrement évoqués. À Bad Krozingen, plusieurs tentatives pour limiter leur présence ont été entreprises, sans réel succès. Leur statut de protection stricte limite en effet les interventions possibles. Des causes encore indéterminées Face à ces événements, le service de protection animale de la police a ouvert une enquête. Les premières analyses vétérinaires excluent pour l’instant toute blessure ou tir. Plusieurs hypothèses sont envisagées : intoxication alimentaire (notamment via des déchets), empoisonnement volontaire, maladie ou agent pathogène. Aucune piste n’est à ce stade privilégiée. Des analyses complémentaires sont en cours afin de déterminer l’origine exacte de cette mortalité. Une vigilance recommandée Dans l’attente de résultats, les autorités appellent à la prudence. Il est recommandé de ne pas manipuler les animaux morts sans protection et de signaler toute situation inhabituelle. Au-delà de l’événement ponctuel, cette situation rappelle la fragilité des équilibres entre milieux urbains et faune sauvage, ainsi que la nécessité d’une cohabitation attentive et responsable.

À première vue, le Kaiserstuhl évoque immédiatement ses coteaux viticoles baignés de soleil. Pourtant, une transformation silencieuse pourrait bien redessiner ce paysage emblématique. Portée par Edgar Sexauer, une initiative innovante propose de remplacer progressivement certaines vignes par des oliviers. Inspiré par ses expériences répétées en Sicile depuis 2014, ce physicien installé à Stuttgart ambitionne de produire, à l’horizon 2032, une huile d’olive régionale issue des terroirs du Kaiserstuhl et du Tuniberg. Ce projet, loin d’être marginal, s’inscrit dans une double dynamique : l’adaptation au changement climatique et l’évolution structurelle de la viticulture locale. Déjà, près de 400 oliviers ont été plantés, et plusieurs centaines supplémentaires sont en cours d’introduction. L’objectif est clair : atteindre une masse critique d’environ 1 000 arbres, seuil nécessaire à l’exploitation d’un moulin à huile rentable. Cette logique collective témoigne d’un changement profond dans les pratiques agricoles, où la coopération devient un levier essentiel. Par ailleurs, les nombreuses parcelles viticoles abandonnées offrent un terrain favorable à cette diversification. L’olivier, moins exigeant en entretien, séduit particulièrement une population vieillissante de viticulteurs en quête d’alternatives durables. Au-delà de la production, ce projet pourrait également redéfinir l’identité paysagère et touristique de la région. L’image d’un Kaiserstuhl mêlant vignobles et oliveraies évoque déjà un nouveau modèle agro-touristique, à la croisée des influences méditerranéennes et rhénanes. Ainsi, plus qu’un simple projet agricole, la culture de l’olivier apparaît comme un symbole des mutations en cours : adaptation climatique, innovation locale et redéfinition des traditions.

La planification du développement éolien dans le sud du Rhin supérieur connaît une inflexion notable. Le Regionalverband Südlicher Oberrhein a récemment présenté une version remaniée de son schéma directeur, marquée par la suppression de plusieurs zones initialement destinées à accueillir des parcs éoliens autour de Müllheim. Ce réajustement intervient dans un contexte de forte participation citoyenne. Près de 4 900 contributions ont été enregistrées lors de la première phase de consultation publique, témoignant de la sensibilité du sujet à l’échelle locale. En réponse, les autorités ont procédé à une réévaluation approfondie des sites, intégrant davantage de critères environnementaux, paysagers et sociétaux. Quatre zones ont été totalement abandonnées, notamment en raison de conflits avec la biodiversité, la sécurité aérienne ou encore la proximité des zones habitées. D’autres secteurs ont été réduits afin de limiter leur impact sur les paysages emblématiques du Markgräflerland et sur des espèces protégées comme le grand tétras. Malgré ces ajustements, certaines zones stratégiques sont maintenues, voire partiellement développées, à l’image du secteur de Sirnitz, où un parc éolien est déjà en cours de réalisation. Ces décisions s’inscrivent dans une contrainte nationale forte : atteindre 1,8 % du territoire dédié à l’éolien d’ici 2032. La planification régionale reste néanmoins un cadre indicatif. Si ces zones sont définitivement validées, elles offriront aux investisseurs des opportunités de développement, parfois indépendamment de l’accord des communes, dans les limites du droit en vigueur. Une nouvelle phase de participation citoyenne est désormais ouverte, permettant aux habitants de Müllheim et des environs de s’exprimer une nouvelle fois sur l’avenir énergétique de leur territoire.

Plongée spectaculaire dans la nature au Musée d’Histoire naturelle de Bâle À seulement quelques kilomètres du Markgräflerland, le Naturhistorisches Museum Basel s’impose comme l’un des lieux culturels et scientifiques majeurs de la région du Rhin supérieur. Institution emblématique de la ville de Basel, ce musée attire chaque année des dizaines de milliers de visiteurs venus explorer les merveilles de la nature et les mystères de l’histoire de la Terre. Ses collections scientifiques constituent un patrimoine d’une valeur exceptionnelle. Elles couvrent de nombreux domaines de recherche, allant de la zoologie et de l’entomologie à la minéralogie, en passant par l’anthropologie, l’ostéologie et la paléontologie. Chaque objet conservé dans les réserves ou exposé au public représente un témoignage précieux des différentes périodes de l’évolution de la planète. Au fil de ses galeries, le musée propose une véritable immersion dans le monde vivant et dans les écosystèmes qui ont façonné notre planète. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir l’histoire d’espèces aujourd’hui disparues, observer les traces fossiles d’animaux préhistoriques ou encore voyager dans le temps à la rencontre de créatures emblématiques comme les dinosaures ou les tigres à dents de sabre. L’un des événements culturels majeurs du moment est l’exposition internationale « Wildlife Photographer of the Year ». Cette exposition prestigieuse rassemble des photographies saisissantes réalisées par les meilleurs photographes animaliers du monde. Les clichés exposés révèlent des comportements étonnants d’animaux sauvages, mettent en lumière des espèces rares et dévoilent des paysages naturels d’une beauté spectaculaire. Au-delà de leur esthétique impressionnante, ces images racontent également des histoires fortes sur la fragilité de la biodiversité. Elles invitent les visiteurs à porter un regard attentif sur la nature et à réfléchir à la nécessité de préserver les écosystèmes qui nous entourent. Pour les habitants du Markgräflerland, de Müllheim im Markgräflerland ou de la région de Freiburg, une visite au Musée d’Histoire naturelle de Bâle constitue ainsi une excursion culturelle idéale : à la fois scientifique, pédagogique et profondément inspirante.

À Müllheim im Markgräflerland, la mémoire du passé continue de façonner le paysage urbain. Dans l’ancien parc municipal situé à l’angle de la Badstraße et de l’Östliche Allee, un nouveau terrain de jeux est actuellement en construction. Prévu pour une ouverture au mois de mai, cet équipement public représente un investissement d’environ 150 000 euros et illustre une volonté municipale d’allier patrimoine local, pédagogie et espaces de rencontre pour les familles. La conception du projet s’appuie sur un élément central de l’identité historique de la ville : son héritage de « ville aux sept moulins ». Mentionnée pour la première fois dans les sources historiques en 758, Müllheim s’est longtemps développée grâce à l’activité meunière et à la gestion de l’eau. Cette dimension historique a servi de fil conducteur au concept imaginé par Thomas Lang, constructeur spécialisé dans les aires de jeux et pédagogue de formation. Afin d’ancrer le projet dans la mémoire locale, le concepteur s’est appuyé sur les recherches de Steffen Dirschka, archiviste de la ville. L’objectif n’est pas seulement de créer un espace ludique, mais aussi de transmettre de manière discrète une part de l’histoire urbaine aux jeunes générations. Le thème du moulin structure ainsi l’ensemble de l’installation, depuis l’architecture des structures de jeu jusqu’aux dispositifs aquatiques. Le futur terrain de jeux se distinguera également par une grande diversité d’activités. Une zone spécifique sera consacrée aux tout-petits, avec toboggan, maison de jeux et balançoire nid. Les enfants plus âgés pourront évoluer dans un parcours d’escalade et de cordes organisé autour d’une tour centrale et d’un réseau de filets formant une boucle dynamique. Ce parcours conduira à une structure évoquant un bâtiment de moulin, équipé d’une roue symbolique. Les jeux d’eau constitueront l’un des éléments majeurs de l’aire de jeux. Pompes manuelles, roues hydrauliques miniatures et petit cours d’eau permettront aux enfants de découvrir de manière intuitive les principes liés à la circulation de l’eau et au fonctionnement des moulins. Une attention particulière a également été portée à l’intégration du projet dans son environnement naturel. Certains arbres présents sur le site étant classés monuments naturels, l’implantation des structures et des fondations a été adaptée afin de préserver les systèmes racinaires. Cette démarche a été menée en collaboration avec l’arboriste Ulrich Pfefferer et l’expert Hannes Wagner. Le choix des matériaux s’inscrit lui aussi dans une logique de durabilité. Les éléments enterrés sont réalisés en robinier, tandis que les structures utilisent du chêne régional et que les façades et toitures sont conçues en châtaignier. Enfin, l’aménagement prévoit de nombreux espaces de repos et de rencontre, avec plateformes, bancs et hamac suspendu, permettant aux parents et aux grands-parents de partager cet espace avec les enfants. Ainsi, ce futur terrain de jeux ne se présente pas seulement comme un lieu de divertissement, mais comme un espace urbain intergénérationnel, où le jeu devient aussi un moyen de transmettre l’histoire et l’identité de Müllheim.

À Müllheim im Markgräflerland, le projet d’extension du Schulzentrum I, qui comprend notamment l’école primaire Michael-Friedrich-Wild, entre dans une phase décisive. Si les préparatifs du chantier progressent, le calendrier a toutefois été légèrement ajusté. Le comité municipal chargé des constructions a été informé de ces évolutions lors d’une récente réunion. Selon le coordinateur du projet mandaté par la ville, Noël Lacroix, les travaux préliminaires ont déjà franchi une étape importante pendant les vacances de carnaval. Des modules scolaires provisoires ont été installé s devant le bâtiment principal afin d’accueillir temporairement les élèves pendant la phase de transformation du site. Ces nouvelles salles de classe, décrites par le responsable comme un « Lernhafen » — littéralement un port d’apprentissage, devraient entrer en service entre Pâques et la Pentecôte. Le projet implique également une réorganisation temporaire des espaces du campus scolaire. Une route de chantier sera aménagée entre les modules scolaires et l’ancien jardin d’enfants spécialisé voisin, tandis qu’une cour d’école provisoire sera créée entre les installations existantes afin de maintenir le fonctionnement quotidien de l’établissement. Les travaux de terrassement devraient désormais débuter le 1ᵉʳ juin, après l’installation complète du chantier. Les opérations de dépollution du site sont programmées pendant les vacances de Pentecôte, et les travaux de démolition auront lieu durant les vacances d’été, période choisie afin de limiter l’impact sur la vie scolaire. Selon la planification actuelle, la construction du gros œuvre et des fondations du nouveau bâtiment devrait commencer le 1ᵉʳ septembre. Cependant, un défi logistique accompagne ces travaux : la gestion des 3500 mètres cubes de terre excavée qui seront produits lors du chantier. La municipalité souhaite dans un premier temps proposer ce matériau à des particuliers ou entreprises susceptibles de l’utiliser pour remblayer des cavités ou des dépressions, précisant qu’il ne s’agit pas de terre végétale adaptée au jardinage. Dans l’hypothèse où aucun repreneur ne se manifesterait, plusieurs solutions alternatives ont été évoquées lors du débat municipal. Parmi elles figure un ancien site de carrière dans la forêt de l’Eichwald, déjà utilisé ou envisagé pour des opérations similaires dans le passé. Cette option a toutefois suscité des réserves liées à la protection de l’environnement. Une autre proposition concerne le stand de tir historique de l’Eichwald, dont l’utilisation éventuelle pourrait toutefois soulever des questions de protection patrimoniale. Le maire Martin Löffler a indiqué que l’ensemble de ces pistes serait étudié par les services municipaux. Enfin, malgré l’avancement visible des préparatifs, une étape administrative reste encore attendue : la délivrance officielle du permis de construire par l’autorité compétente du Gemeindeverwaltungsverband Müllheim-Badenweiler. Selon le responsable du projet, cette autorisation pourrait intervenir dans les tout prochains jours. Ce projet d’extension du centre scolaire s’inscrit dans la stratégie de la ville visant à adapter les infrastructures éducatives à l’évolution démographique et aux besoins pédagogiques modernes, tout en maintenant la continuité du fonctionnement des établissements scolaires pendant la durée du chantier.




