"HORNI" ne sera pas abattu !
Clark Quinte • 11 mars 2026
Le loup « Horni » dans le Bade-Wurtemberg : entre protection de la faune et inquiétudes locales
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Depuis plusieurs semaines, un loup solitaire observé dans la région de la Hornisgrinde, point culminant du nord de la Forêt-Noire, se trouve au cœur d’un débat particulièrement sensible en Bade-Wurtemberg. Connu sous le surnom de « Horni », ou plus familièrement encore « Grindi », cet animal est devenu l’objet d’une confrontation entre impératifs de protection de la biodiversité et préoccupations liées à la sécurité et à la cohabitation avec les activités humaines.
Le 10 mars, le ministère de l’Environnement du Bade-Wurtemberg a finalement annoncé que l’autorisation exceptionnelle permettant son abattage ne serait pas prolongée. Cette décision met provisoirement fin à une période de tension qui avait suscité une forte mobilisation de l’opinion publique à travers le Land.
Un comportement inhabituel durant la période de rut
L’origine de la controverse réside dans le comportement jugé atypique du loup durant la période de reproduction, appelée Ranzzeit en allemand. Selon les observations réalisées sur le terrain, l’animal s’est approché à plusieurs reprises de zones fréquentées par des promeneurs et des propriétaires de chiens. Dans certains cas, il aurait manifesté un intérêt marqué pour ces derniers, allant jusqu’à réduire la distance avec les humains à quelques mètres.
Bien que ces interactions n’aient pas conduit à des incidents graves, elles ont été jugées préoccupantes par les autorités. Dans ce contexte, le ministère avait accordé une dérogation au strict régime de protection du loup, espèce protégée au niveau européen, afin de permettre un éventuel tir létal si la situation l’exigeait.
Une équipe de chasseurs fut ainsi mobilisée pour tenter de localiser l’animal dans les vastes massifs forestiers de la région. Toutefois, malgré plusieurs semaines de recherche, le loup demeura introuvable. Cette disparition temporaire du paysage local a contribué à réduire le niveau de risque perçu et a finalement conduit à la non-reconduction de l’autorisation d’abattage.
Une mobilisation citoyenne remarquable
Parallèlement aux opérations de terrain, l’affaire a suscité une forte mobilisation de la société civile. De nombreuses organisations de protection de la nature ont dénoncé l’idée d’un abattage, estimant que celui-ci constituait une réponse disproportionnée à un comportement animal qui pouvait s’expliquer par des facteurs biologiques liés à la période de reproduction.
Des dizaines de milliers de signatures ont été recueillies dans des pétitions demandant la protection du loup, tandis que des veillées symboliques ont été organisées dans plusieurs localités du Land. L’association allemande Naturschutzinitiative e.V. a même engagé une procédure judiciaire contre la décision administrative autorisant le tir. Bien que cette action n’ait pas abouti sur le plan juridique, elle témoigne de l’importance croissante que revêt la question du retour des grands prédateurs dans les sociétés européennes contemporaines.
Une décision provisoire
L’annonce du ministère de l’Environnement ne signifie toutefois pas que la question est définitivement réglée. La ministre Thekla Walker a souligné que la situation demeurait sous surveillance et qu’une évolution du comportement du loup pourrait conduire à de nouvelles mesures.
En particulier, les autorités redoutent que le phénomène observé pendant la dernière période de reproduction puisse se reproduire à l’avenir. Si l’animal devait à nouveau manifester une proximité inhabituelle avec l’homme, la possibilité d’une nouvelle autorisation de tir pourrait être envisagée.
Vers des stratégies de « vergrämung »
Dans l’immédiat, les services scientifiques du Land, notamment la Forstliche Versuchs- und Forschungsanstalt Baden-Württemberg (FVA), travaillent à l’élaboration de stratégies de « vergrämung », c’est-à-dire de méthodes visant à effaroucher et à repousser les animaux sauvages sans leur porter atteinte.
Ces techniques reposent sur l’utilisation de stimuli dissuasifs – bruit, signaux lumineux ou projectiles non létaux – afin de renforcer chez l’animal une crainte durable de l’être humain. L’objectif est de rétablir une distance comportementale normale entre les loups et les zones habitées.
La responsabilité des habitants
Les autorités régionales rappellent également que la cohabitation avec la faune sauvage nécessite la coopération des populations locales. Il est notamment recommandé de ne pas chercher à provoquer des rencontres avec le loup, de tenir les chiens en laisse dans les zones concernées et de signaler toute observation aux services compétents.
Selon le ministère, seul un suivi scientifique précis et continu permettra d’évaluer l’efficacité des mesures envisagées et d’adapter la gestion de l’espèce dans un contexte où sa présence en Allemagne tend progressivement à se renforcer.
Un symbole des défis contemporains de la conservation
L’affaire du loup « Horni » illustre finalement un phénomène plus large : le retour progressif des grands carnivores en Europe centrale après plusieurs siècles d’absence. Si ce retour est généralement considéré comme un succès de la politique de conservation de la nature, il pose également de nouveaux défis en matière de gestion des territoires ruraux, d’élevage et de sécurité.
Entre protection de la biodiversité et préoccupations locales, la présence du loup dans les paysages du Bade-Wurtemberg demeure ainsi un sujet complexe, révélateur des tensions et des équilibres que doivent aujourd’hui trouver les sociétés européennes dans leur relation avec la nature sauvage.

Depuis plusieurs mois, une nouvelle espèce invasive attire l’attention des spécialistes de l’environnement dans le Bade-Wurtemberg : Tapinoma magnum. Déjà signalée dans plusieurs communes du sud-ouest de l’Allemagne, cette fourmi particulièrement résistante et organisée commence également à apparaître dans la région de Müllheim. Originaire du bassin méditerranéen, cette espèce invasive se distingue par la taille impressionnante de ses colonies, capables de regrouper plusieurs millions d’individus et plusieurs reines. Contrairement aux espèces locales, Tapinoma magnum forme de vastes réseaux souterrains qui peuvent s’étendre sous les jardins, les trottoirs, les infrastructures urbaines et parfois même à proximité des réseaux électriques ou de télécommunication. Les habitants confrontés à des colonnes de fourmis inhabituellement denses sont invités à ne pas céder à la panique. Les experts rappellent qu’il est essentiel d’identifier précisément l’espèce avant toute intervention. En effet, les fourmis indigènes jouent un rôle écologique important et constituent parfois les meilleurs remparts naturels contre l’invasion de cette espèce venue du sud de l’Europe. Les autorités et les musées d’histoire naturelle allemands encouragent ainsi les particuliers à signaler les cas suspects afin d’améliorer la cartographie de la propagation. Cette approche scientifique permet également d’éviter les traitements excessifs ou inefficaces. Car la lutte contre Tapinoma magnum reste complexe. Les insecticides classiques vendus dans le commerce se révèlent souvent inefficaces. Certaines villes, comme Zurich, expérimentent désormais des gels appâts capables d’atteindre les reines au cœur des colonies. D’autres méthodes plus physiques, comme l’injection d’eau chaude à très haute température dans les nids, sont également utilisées avec prudence. Mais au-delà de la destruction des colonies, les spécialistes insistent surtout sur la prévention. Le commerce international de plantes et de terreau favoriserait fortement l’introduction accidentelle de l’espèce en Allemagne. Contrôler les pots de fleurs, surveiller les composts, éliminer rapidement les déchets alimentaires et inspecter régulièrement les espaces verts sont désormais des gestes recommandés. À Müllheim comme ailleurs dans le Rhin supérieur, cette situation illustre une réalité environnementale de plus en plus visible : les effets de la mondialisation et du réchauffement climatique favorisent l’installation d’espèces autrefois limitées aux régions méditerranéennes. Pour les habitants, la vigilance reste donc la meilleure réponse face à cette « super fourmi » qui pourrait durablement modifier l’équilibre écologique local.

À Breisach am Rhein, le festival « Pinot and Rock » incarnait, depuis sa création en 2024, une tentative singulière de redéfinir l’expérience festivalière en Allemagne du Sud-Ouest. Installé dans le Fritz-Schanno-Park, cet événement associait musique rock internationale, gastronomie d’exception et valorisation du terroir viticole régional. Dès sa première édition, le festival s’était distingué par une programmation prestigieuse, avec notamment Scorpions et Alice Cooper en têtes d’affiche. Cependant, derrière cette ambition culturelle et économique, des fragilités structurelles sont rapidement apparues. L’édition 2025 s’est soldée par un déficit significatif, notamment en raison d’une fréquentation inférieure aux attentes (30 000 billets vendus contre 40 000 espérés). Ce déséquilibre économique a conduit les organisateurs à annoncer une pause stratégique pour 2026, officiellement justifiée par la concurrence de la Coupe du monde de football. Toutefois, les déclarations récentes du maire Oliver Rein laissent entrevoir une prolongation de cette interruption jusqu’en 2027. Cette perspective soulève des interrogations quant à la viabilité à long terme du projet. Le modèle hybride du festival — combinant musique, gastronomie haut de gamme et expérience œnologique — repose en effet sur un équilibre financier délicat, fortement dépendant de partenaires privés et de sponsors. Le rôle central de Fritz Keller, initiateur du projet, demeure déterminant. Ce dernier affirme poursuivre les recherches de financement tout en reconnaissant que les délais de préparation rendent improbable une édition en 2027. Au-delà du cas particulier de « Pinot and Rock », cette situation illustre les défis contemporains auxquels sont confrontés les festivals culturels : concurrence accrue des grands événements sportifs, inflation des coûts artistiques et logistiques, et dépendance croissante aux financements privés. Ainsi, l’avenir du festival reste incertain. Entre pause prolongée et possible disparition, « Pinot and Rock » symbolise à la fois l’innovation culturelle régionale et la fragilité économique des grands événements hybrides.

En raison de travaux à Bad Krozingen, aucun train ne circulera entre Freiburg et Müllheim ce week-end. Des bus de remplacement assureront la liaison toutes les 30 minutes. Les voyageurs longue distance sont également concernés. Suite à des travaux urgents sur les lignes aériennes à Bad Krozingen, la ligne ferroviaire de la vallée du Rhin sera entièrement fermée entre Müllheim et Freiburg du samedi 25 avril à 14h jusqu’au dimanche 26 avril à 14h, soit 24 heures. C’est ce qu’indique DB InfraGO dans un communiqué. Pendant cette interruption, tous les trains régionaux seront remplacés par des bus circulant toutes les 30 minutes, avec plusieurs arrêts de substitution : Freiburg (Breisgau) gare routière centrale, Ebringen B3, Schallstadt gare, Bad Krozingen gare routière et Müllheim gare. Des bus avec arrêts intermédiaires ainsi que des bus directs seront disponibles. Ils pourront être utilisés avec des billets régionaux ou longue distance. Un train navette longue distance circulera également entre Müllheim et Bâle CFF, accessible uniquement avec des billets longue distance. À Freiburg, les bus directs partent de la gare routière centrale (quais 12 et 13), tandis que les bus avec arrêts intermédiaires partent des quais 1 et 2. Pas de trains longue distance entre Freiburg et Bâle Tous les trains ICE, ECE et IC sont supprimés entre Freiburg et Bâle. Les trains en provenance de Suisse commencent et terminent à Bâle CFF. Ceux venant de Karlsruhe terminent soit à Karlsruhe, soit à Freiburg. Les voyageurs en provenance de Suisse doivent rejoindre Müllheim en train, puis prendre les bus de remplacement vers Freiburg. Dans l’autre sens, il faut prendre le bus jusqu’à Müllheim, puis le train vers la Suisse. Les trains de nuit Nightjet sont déviés et ne desservent plus Freiburg, Bâle CFF ni Bâle Bad Bf. La compagnie recommande aux voyageurs de vérifier leurs trajets à l’avance sur le site Deutsche Bahn ou via l’application DB Navigator et de prévoir plus de temps.

À Müllheim im Markgräflerland, l’évolution du tissu économique local s’inscrit dans une dynamique de transformation progressive des espaces industriels. Le projet porté par l’investisseur Panattoni, visant la construction d’un complexe de trois halls sur plus de 28 000 m², constitue à cet égard une étape structurante dans l’aménagement de la zone située à l’est de la voie ferrée. Ce futur ensemble, pensé pour accueillir des activités de production, de stockage et de logistique, s’inscrit dans une logique d’optimisation foncière d’un site déjà marqué par des usages industriels successifs. La requalification d’une ancienne halle de production, vouée à la démolition, témoigne d’un renouvellement des fonctions économiques du territoire, au croisement entre industrie traditionnelle et logistique contemporaine. Toutefois, ce projet soulève plusieurs enjeux majeurs. Sur le plan urbanistique, les adaptations demandées – notamment en matière d’accès et de végétalisation – traduisent une volonté d’intégration du projet dans son environnement immédiat. Sur le plan environnemental, la présence d’une installation photovoltaïque importante pose la question de la capacité du réseau à absorber cette production. Mais c’est surtout la question de l’impact socio-économique et des mobilités qui alimente le débat. L’hypothèse d’une implantation logistique à faible intensité d’emploi interroge la stratégie de développement local, tandis que les prévisions de trafic poids lourds suscitent des inquiétudes quant à la fluidité de la circulation à proximité de la B3. En filigrane, ce projet illustre les tensions contemporaines entre attractivité économique, qualité de vie et durabilité territoriale. La suite de la procédure – notamment les études de trafic et les autorisations techniques – sera déterminante pour évaluer la pertinence et l’acceptabilité de cette implantation à Müllheim.

Achetz votre carte de saison à la caisse de la piscine aux dates suivantes : 🗓️ Mercredi 15.04 | 8h – 13h 🗓️ Samedi 18.04 | 10h – 15h 🗓️ Mardi 21.04 | 14h – 19h ⚠️ Lors de la prévente, seules les cartes de saison sont disponibles – pas de billets à l’unité, cartes multiples ou bons cadeaux. À apporter : • ancienne carte de saison (si disponible) • photo d’identité récente • pièce d’identité valide • formulaire rempli (sur place ou en ligne) 👨👩👧 Cartes familiales : possibles pour les couples avec au moins un enfant de moins de 18 ans vivant dans le même foyer. 🎓 Tarif réduit : personnes en situation de handicap (≥ 50 %), élèves dès 16 ans, étudiants, apprentis, volontaires (sur présentation d’un justificatif). 👧 Moins de 16 ans : bénéficient d’un tarif réduit en prévente.

Le dimanche 19 avril, la ville de Müllheim accueillera la 36e édition de son emblématique Autoschau, associée à un dimanche d’ouverture des commerces. Cet événement, devenu au fil des années un pilier du calendrier local, illustre la vitalité économique et sociale du Markgräflerland, tout en renforçant l’attractivité du centre-ville. Pendant cinq heures, de 12h à 17h, le cœur urbain se transformera en un espace hybride mêlant exposition automobile, animation commerciale et lieu de sociabilité. Les axes principaux — Werderstraße, Wilhelmstraße, Hauptstraße et Am Lindle — accueilleront une large présentation des dernières innovations du secteur automobile. Au-delà de la simple exposition, la manifestation s’inscrit dans une dynamique de médiation entre professionnels et grand public. Véhicules électriques, modèles hybrides, technologies embarquées et systèmes d’assistance à la conduite témoignent des mutations profondes de l’industrie automobile contemporaine, notamment en matière de transition énergétique et de digitalisation. Comme le souligne Dirk Dölker, président du Gewerbeverein Müllheim, l’événement dépasse largement sa dimension commerciale : il constitue un vecteur de lien social, favorisant les interactions entre habitants, visiteurs et acteurs économiques. En parallèle, l’ouverture exceptionnelle de plus de 40 commerces renforce l’attractivité du centre-ville. Cette synergie entre commerce de proximité et événementiel participe à la redynamisation des espaces urbains et encourage une consommation locale. Enfin, la dimension conviviale reste essentielle : cafés, restaurants, vins régionaux et stands associatifs viennent compléter l’expérience, faisant de cette journée un véritable moment de partage intergénérationnel.




