Interview du Général Mirow, commandant de la BFA !
BZ • 30 novembre 2020
Lutte contre le Covid, lutte contre le terrorisme islamiste ...LA BFA sur tous les fronts !
La Brigade franco-allemande soutient les autorités sanitaires avec 570 soldats. Les soldats de la force combattent également les terroristes, comme le dit le commandant Peter Mirow dans une interview.
Les soldats aident actuellement à suivre les contacts des personnes infectées par corona dans les autorités sanitaires. La Brigade franco-allemande précise être le premier fournisseur de troupes du sud de l'Allemagne en ce qui concerne cette assistance administrative. Le commandant Peter Mirow, basé à Müllheim, en parle dans une interview et explique également les autres défis auxquels ses soldats en France et au Mali doivent faire face.
Badische Zeitung (BZ): Comment la brigade soutient-elle les autorités dans la pandémie de Covid-19?
Mirow: Nous sommes actuellement fortement impliqués dans presque tout le Bade-Wurtemberg. Nous sommes actifs dans 37 des 44 sous-préfectures et préfectures, où nous soutenons les autorités sanitaires. 570 soldats sont presque exclusivement utilisés pour retracer les contacts avec les personnes infectées par le virus.
BZ: Quels sont vos effectifs ?
Mirow: Nous avons 800 soldats prêts depuis mars. Mais nous pouvons fournir plusieurs centaines de soldats supplémentaires prêts à intervenir dans un bref délai. Lorsque la campagne de vaccination commencera dans les semaines à venir, la Bundeswehr sera bien sûr disponible, même si nous n'avons pas de consignes spécifiques pour le moment.
BZ: Quels sont les retours des soldats des autorités sanitaires?
Mirow: Les soldats se sentent très à l'aise car ils sont perçus comme une aide bienvenue. Ils se considèrent comme faisant partie d'une lutte sociale contre la pandémie. Néanmoins, ce n’est pas une tâche que nous voulons accomplir éternellement. Les soldats ne sont pas devenus des soldats pour s'asseoir dans le bureau et suivre les contacts par téléphone.
BZ: Dans le département de la santé de Fribourg, jusqu'à 60 soldats doivent être utilisés pour le suivi des contacts en décembre. Pourquoi maintenant, cela ne pourrait-il pas arriver avant l'automne?
Mirow: Je ne veux pas juger du travail des autorités civiles. Ce n'est pas mon travail et je ne connais pas tous les facteurs décisionnels. C'est à eux de décider quand leurs capacités ne sont plus suffisantes. Je ne veux pas évaluer pourquoi certaines préfectures étaient plus réactives que d´autres. 800 soldats sont à nos côtés depuis mars et, comme déjà mentionné, 570 sont déployés. Notre travail au service de santé de Fribourg a commencé le 6 octobre.
BZ: Y avait-il des cas de Covid dans la brigade?
Mirow: Il y a eu des infections corona dans la brigade tout au long de cette année. Ceux-ci sont dans un pourcentage similaire à celui du reste de la population. La disponibilité opérationnelle de la brigade n'a jamais été mise en danger. Heureusement, il n'y a pas eu une seule évolution grave de la maladie et aucun soldat n'a dû être admis à l'hôpital. Malgré les conditions exiguës dans les casernes ou à la maison, les personnes de contact ont été isolées et les chaînes d'infection ont pu être brisées.
BZ: Vos soldats sont également actifs en France après les attentats terroristes. Comment évaluez-vous la situation?
Mirow: La France est actuellement touchée à deux reprises: d'une part par la pandémie, d'autre part par des attentats terroristes d'origine islamiste. Ainsi, plusieurs centaines de soldats français de la brigade sont déployés dans la lutte contre le terrorisme et assument des missions de sécurité en France. La situation est très préoccupante car les auteurs sont difficiles à identifier en amont et tous les lieux ne peuvent être protégés en permanence dans le pays, comme ce fût le cas à Nice.
BZ: Où sont déployés vos soldats?
Mirow: Nous avions déployé des soldats français dans la région parisienne et à Calais ces derniers mois. Il y a actuellement nos forces à Arras, Nancy et Metz. Les militaires patrouillent dans la zone piétonne en tenue de combat armés de fusils d'assaut ou protègent les installations publiques. Ce sont des images difficiles à imaginer en Allemagne.
BZ: Beaucoup a été investi dans le site de Müllheim, plus récemment le stand de tir moderne d'Eschbach a été mis en service. Où voyez-vous encore des efforts à faire?
Mirow: Au cours des cinq dernières années, la Bundeswehr en Allemagne de l'Ouest a fait de grands progrès en termes d'infrastructure. À Müllheim, nous avons mis en service une caserne confortable avec d'excellents logements et installations sportives et récemment une aile médicale moderne. On pourrait bien sûr formuler une liste de souhaits, mais je ne veux pas de ça.
BZ: Cela signifie que vous êtes satisfait?
Mirow: Là où la Bundeswehr a encore une pénurie flagrante, ce sont les équipements matériels. Les forces armées étaient massivement sous-financées. Je suis moins critique sur la question du futur pistolet standard. Par exemple, le nombre d'appareils de vision nocturne est insuffisant. Cela nécessiterait également un grand nombre de véhicules de combat et de soutien de nouvelle génération, ainsi que des radios numériques. Nous avons des camions, dont certains ont trente ans. Cette liste pourrait certainement être poursuivie.
BZ: La brigade est également active au Mali. Comment évaluez-vous la situation là-bas?
Mirow: Le Mali est le point de cristallisation de l'instabilité dans le nord-ouest de l'Afrique. En perspective, je ne vois pas que les efforts allemands et français dans ce pays et dans les pays voisins seront réduits. Environ 300 soldats allemands de la brigade se préparent à être réinstallés au Mali en octobre de l'année prochaine. C'est le 291 Jäger Bataillon, qui part en mission de reconnaissance dans le nord du Mali.
BZ: À quel point cette mission est-elle dangereuse?
Mirow: En termes de danger, le Mali est à égalité avec l'Afghanistan. Puisque les soldats patrouillent tous les jours, ils sont constamment exposés au danger. Il y a là une menace terroriste qui ne peut être contrôlée. Nous avons la chance de ne pas avoir eu à nous plaindre de pertes au sein de la brigade au cours des derniers mois.
BZ: Comment voyez-vous l'opportunité d'une armée européenne?
Mirow: La Brigade franco-allemande montre que la réconciliation entre anciens opposants à la guerre est possible et à quel point on peut travailler ensemble. D'un autre côté, il faut se poser la question: les Etats sont-ils prêts à renoncer à leur compétence en matière d'envoi de soldats dans des actes de guerre? Le président français se rendra-t-il dépendant de l'approbation du Bundestag? Et qu'en est-il des 25 autres États membres de l'Union européenne ? Je ne vois donc pas d'armée européenne dans un proche avenir.
BZ: Pour quelles raisons la formation d´une telle armée pourrait toujours échouer ?
Mirow: La guerre est toujours une question de vie ou de mort. Les malentendus coûteront du sang et des sacrifices. Rejoindre une armée européenne, cela signifie tellement de proximité en termes de langage, de procédures et de principes qu'il y a encore un long chemin à parcourir. Une telle armée ne peut pas être un objet politique. Mais une telle armée doit aussi pouvoir prévaloir en cas de guerre.
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Depuis plusieurs mois, une nouvelle espèce invasive attire l’attention des spécialistes de l’environnement dans le Bade-Wurtemberg : Tapinoma magnum. Déjà signalée dans plusieurs communes du sud-ouest de l’Allemagne, cette fourmi particulièrement résistante et organisée commence également à apparaître dans la région de Müllheim. Originaire du bassin méditerranéen, cette espèce invasive se distingue par la taille impressionnante de ses colonies, capables de regrouper plusieurs millions d’individus et plusieurs reines. Contrairement aux espèces locales, Tapinoma magnum forme de vastes réseaux souterrains qui peuvent s’étendre sous les jardins, les trottoirs, les infrastructures urbaines et parfois même à proximité des réseaux électriques ou de télécommunication. Les habitants confrontés à des colonnes de fourmis inhabituellement denses sont invités à ne pas céder à la panique. Les experts rappellent qu’il est essentiel d’identifier précisément l’espèce avant toute intervention. En effet, les fourmis indigènes jouent un rôle écologique important et constituent parfois les meilleurs remparts naturels contre l’invasion de cette espèce venue du sud de l’Europe. Les autorités et les musées d’histoire naturelle allemands encouragent ainsi les particuliers à signaler les cas suspects afin d’améliorer la cartographie de la propagation. Cette approche scientifique permet également d’éviter les traitements excessifs ou inefficaces. Car la lutte contre Tapinoma magnum reste complexe. Les insecticides classiques vendus dans le commerce se révèlent souvent inefficaces. Certaines villes, comme Zurich, expérimentent désormais des gels appâts capables d’atteindre les reines au cœur des colonies. D’autres méthodes plus physiques, comme l’injection d’eau chaude à très haute température dans les nids, sont également utilisées avec prudence. Mais au-delà de la destruction des colonies, les spécialistes insistent surtout sur la prévention. Le commerce international de plantes et de terreau favoriserait fortement l’introduction accidentelle de l’espèce en Allemagne. Contrôler les pots de fleurs, surveiller les composts, éliminer rapidement les déchets alimentaires et inspecter régulièrement les espaces verts sont désormais des gestes recommandés. À Müllheim comme ailleurs dans le Rhin supérieur, cette situation illustre une réalité environnementale de plus en plus visible : les effets de la mondialisation et du réchauffement climatique favorisent l’installation d’espèces autrefois limitées aux régions méditerranéennes. Pour les habitants, la vigilance reste donc la meilleure réponse face à cette « super fourmi » qui pourrait durablement modifier l’équilibre écologique local.

À Breisach am Rhein, le festival « Pinot and Rock » incarnait, depuis sa création en 2024, une tentative singulière de redéfinir l’expérience festivalière en Allemagne du Sud-Ouest. Installé dans le Fritz-Schanno-Park, cet événement associait musique rock internationale, gastronomie d’exception et valorisation du terroir viticole régional. Dès sa première édition, le festival s’était distingué par une programmation prestigieuse, avec notamment Scorpions et Alice Cooper en têtes d’affiche. Cependant, derrière cette ambition culturelle et économique, des fragilités structurelles sont rapidement apparues. L’édition 2025 s’est soldée par un déficit significatif, notamment en raison d’une fréquentation inférieure aux attentes (30 000 billets vendus contre 40 000 espérés). Ce déséquilibre économique a conduit les organisateurs à annoncer une pause stratégique pour 2026, officiellement justifiée par la concurrence de la Coupe du monde de football. Toutefois, les déclarations récentes du maire Oliver Rein laissent entrevoir une prolongation de cette interruption jusqu’en 2027. Cette perspective soulève des interrogations quant à la viabilité à long terme du projet. Le modèle hybride du festival — combinant musique, gastronomie haut de gamme et expérience œnologique — repose en effet sur un équilibre financier délicat, fortement dépendant de partenaires privés et de sponsors. Le rôle central de Fritz Keller, initiateur du projet, demeure déterminant. Ce dernier affirme poursuivre les recherches de financement tout en reconnaissant que les délais de préparation rendent improbable une édition en 2027. Au-delà du cas particulier de « Pinot and Rock », cette situation illustre les défis contemporains auxquels sont confrontés les festivals culturels : concurrence accrue des grands événements sportifs, inflation des coûts artistiques et logistiques, et dépendance croissante aux financements privés. Ainsi, l’avenir du festival reste incertain. Entre pause prolongée et possible disparition, « Pinot and Rock » symbolise à la fois l’innovation culturelle régionale et la fragilité économique des grands événements hybrides.

En raison de travaux à Bad Krozingen, aucun train ne circulera entre Freiburg et Müllheim ce week-end. Des bus de remplacement assureront la liaison toutes les 30 minutes. Les voyageurs longue distance sont également concernés. Suite à des travaux urgents sur les lignes aériennes à Bad Krozingen, la ligne ferroviaire de la vallée du Rhin sera entièrement fermée entre Müllheim et Freiburg du samedi 25 avril à 14h jusqu’au dimanche 26 avril à 14h, soit 24 heures. C’est ce qu’indique DB InfraGO dans un communiqué. Pendant cette interruption, tous les trains régionaux seront remplacés par des bus circulant toutes les 30 minutes, avec plusieurs arrêts de substitution : Freiburg (Breisgau) gare routière centrale, Ebringen B3, Schallstadt gare, Bad Krozingen gare routière et Müllheim gare. Des bus avec arrêts intermédiaires ainsi que des bus directs seront disponibles. Ils pourront être utilisés avec des billets régionaux ou longue distance. Un train navette longue distance circulera également entre Müllheim et Bâle CFF, accessible uniquement avec des billets longue distance. À Freiburg, les bus directs partent de la gare routière centrale (quais 12 et 13), tandis que les bus avec arrêts intermédiaires partent des quais 1 et 2. Pas de trains longue distance entre Freiburg et Bâle Tous les trains ICE, ECE et IC sont supprimés entre Freiburg et Bâle. Les trains en provenance de Suisse commencent et terminent à Bâle CFF. Ceux venant de Karlsruhe terminent soit à Karlsruhe, soit à Freiburg. Les voyageurs en provenance de Suisse doivent rejoindre Müllheim en train, puis prendre les bus de remplacement vers Freiburg. Dans l’autre sens, il faut prendre le bus jusqu’à Müllheim, puis le train vers la Suisse. Les trains de nuit Nightjet sont déviés et ne desservent plus Freiburg, Bâle CFF ni Bâle Bad Bf. La compagnie recommande aux voyageurs de vérifier leurs trajets à l’avance sur le site Deutsche Bahn ou via l’application DB Navigator et de prévoir plus de temps.

À Müllheim im Markgräflerland, l’évolution du tissu économique local s’inscrit dans une dynamique de transformation progressive des espaces industriels. Le projet porté par l’investisseur Panattoni, visant la construction d’un complexe de trois halls sur plus de 28 000 m², constitue à cet égard une étape structurante dans l’aménagement de la zone située à l’est de la voie ferrée. Ce futur ensemble, pensé pour accueillir des activités de production, de stockage et de logistique, s’inscrit dans une logique d’optimisation foncière d’un site déjà marqué par des usages industriels successifs. La requalification d’une ancienne halle de production, vouée à la démolition, témoigne d’un renouvellement des fonctions économiques du territoire, au croisement entre industrie traditionnelle et logistique contemporaine. Toutefois, ce projet soulève plusieurs enjeux majeurs. Sur le plan urbanistique, les adaptations demandées – notamment en matière d’accès et de végétalisation – traduisent une volonté d’intégration du projet dans son environnement immédiat. Sur le plan environnemental, la présence d’une installation photovoltaïque importante pose la question de la capacité du réseau à absorber cette production. Mais c’est surtout la question de l’impact socio-économique et des mobilités qui alimente le débat. L’hypothèse d’une implantation logistique à faible intensité d’emploi interroge la stratégie de développement local, tandis que les prévisions de trafic poids lourds suscitent des inquiétudes quant à la fluidité de la circulation à proximité de la B3. En filigrane, ce projet illustre les tensions contemporaines entre attractivité économique, qualité de vie et durabilité territoriale. La suite de la procédure – notamment les études de trafic et les autorisations techniques – sera déterminante pour évaluer la pertinence et l’acceptabilité de cette implantation à Müllheim.

Achetz votre carte de saison à la caisse de la piscine aux dates suivantes : 🗓️ Mercredi 15.04 | 8h – 13h 🗓️ Samedi 18.04 | 10h – 15h 🗓️ Mardi 21.04 | 14h – 19h ⚠️ Lors de la prévente, seules les cartes de saison sont disponibles – pas de billets à l’unité, cartes multiples ou bons cadeaux. À apporter : • ancienne carte de saison (si disponible) • photo d’identité récente • pièce d’identité valide • formulaire rempli (sur place ou en ligne) 👨👩👧 Cartes familiales : possibles pour les couples avec au moins un enfant de moins de 18 ans vivant dans le même foyer. 🎓 Tarif réduit : personnes en situation de handicap (≥ 50 %), élèves dès 16 ans, étudiants, apprentis, volontaires (sur présentation d’un justificatif). 👧 Moins de 16 ans : bénéficient d’un tarif réduit en prévente.

Le dimanche 19 avril, la ville de Müllheim accueillera la 36e édition de son emblématique Autoschau, associée à un dimanche d’ouverture des commerces. Cet événement, devenu au fil des années un pilier du calendrier local, illustre la vitalité économique et sociale du Markgräflerland, tout en renforçant l’attractivité du centre-ville. Pendant cinq heures, de 12h à 17h, le cœur urbain se transformera en un espace hybride mêlant exposition automobile, animation commerciale et lieu de sociabilité. Les axes principaux — Werderstraße, Wilhelmstraße, Hauptstraße et Am Lindle — accueilleront une large présentation des dernières innovations du secteur automobile. Au-delà de la simple exposition, la manifestation s’inscrit dans une dynamique de médiation entre professionnels et grand public. Véhicules électriques, modèles hybrides, technologies embarquées et systèmes d’assistance à la conduite témoignent des mutations profondes de l’industrie automobile contemporaine, notamment en matière de transition énergétique et de digitalisation. Comme le souligne Dirk Dölker, président du Gewerbeverein Müllheim, l’événement dépasse largement sa dimension commerciale : il constitue un vecteur de lien social, favorisant les interactions entre habitants, visiteurs et acteurs économiques. En parallèle, l’ouverture exceptionnelle de plus de 40 commerces renforce l’attractivité du centre-ville. Cette synergie entre commerce de proximité et événementiel participe à la redynamisation des espaces urbains et encourage une consommation locale. Enfin, la dimension conviviale reste essentielle : cafés, restaurants, vins régionaux et stands associatifs viennent compléter l’expérience, faisant de cette journée un véritable moment de partage intergénérationnel.




