Un moment très particulier pour la BFA !
BZ • 13 juin 2023
Brigade franco-allemande : changement de commandement à un tournant de l'histoire Un tel commandement n'a encore jamais existé à la Brigade franco-allemande. Jean Philippe Leroux et Philipp Leyde racontent, avant leur départ, le changement d'époque à la caserne de Müllheim.
Tous les deux ans, le commandement de la Brigade franco-allemande (BFA) change, les nationalités entre le Brigadekommandant et l'adjoint sont également échangées. Lorsque Jean Philippe Leroux, nouveau Brigadegeneral, et l'Oberst Philipp Leyde, son adjoint, ont pris la direction de la BFA le 7 juillet 2021, le "business as usual" était encore largement en vigueur. Mais pas tout à fait : il était déjà prévu de longue date que la brigade se charge d'une mission particulière en 2022.
Direction de la brigade d'alerte de l'OTAN
Cette année-là, elle a pris le commandement de la brigade d'alerte de l'OTAN, la "Very High Readiness Joint Task Force" (VJTF) - une unité d'intervention multinationale qui doit être prête à intervenir en une semaine en cas d'urgence. Bien que préparée depuis des années, cette mission a pris une toute autre dimension sous l'influence de l'invasion russe de l'Ukraine. Immédiatement après le début de la guerre, un grand exercice de la VJTF a eu lieu en Norvège. Prévu dans un contexte relativement détendu, il s'agissait à présent de démontrer la capacité de réaction de l'alliance de l'OTAN en cas d'urgence.
Que signifiait concrètement ce soi-disant changement d'époque pour la BFA
?
Le général de brigade Leroux l'a expliqué ainsi lors du point de presse précédant le changement de commandement dans un mois : Au niveau des unités de combat, il n'y a pas tant de changements que cela. L'entraînement des soldats, l'utilisation concrète de l'équipement militaire, doit être considéré comme largement indépendant des scénarios respectifs. "Nos hommes doivent maîtriser leur équipement d'une manière ou d'une autre". Mais les réflexions menées aux niveaux supérieurs de l'armée ont fortement évolué - avec des répercussions sur la BFA également.
La défense nationale et la défense de l'alliance sont à nouveau des sujets brûlants
Au cours des dernières décennies, les missions à l'étranger, telles que les missions de stabilisation dans les zones de conflit, étaient au programme, et ce dans des endroits très différents du monde. La défense du territoire et des alliances a bien sûr continué à être une mission de la BFA sur le papier, mais elle a joué un rôle de moins en moins important dans la pratique. Aujourd'hui, cet aspect est revenu en force.
Leroux et Leyde ont tous deux connu l'époque de la guerre froide. Ils se souviennent de certaines choses. "Une grande partie de ce qui est nécessaire aujourd'hui, nous l'avons déjà fait auparavant", dit Leyde. "Nous devons maintenant les réapprendre". Le fait que la "vieille garde" puisse encore faire appel à l'expérience est, si l'on peut dire, un coup de chance. Dix, voire quinze ans plus tard, elle aurait été en grande partie perdue.
Ce qui est revenu, ce sont par exemple les exercices qui simulent une attaque ennemie à grande échelle avec des moyens d'intervention très diversifiés - ils se déroulent également à nouveau sur des surfaces plus grandes, parfois dans l'espace public. Leroux et Leyde parlent d'une grande manœuvre qui s'est déroulée au printemps en Champagne. Près d'un millier de membres de la DFB y ont participé. C'est aussi sous ces auspices que se déroule actuellement l'exercice de l'OTAN "Air Defender", qui n'a toutefois rien à voir avec la BFA puisqu'elle ne fait pas partie de l'armée de l'air.
Les membres de la brigade doivent désormais être plus flexibles
Le changement d'époque a également des répercussions sur le quotidien des membres de la brigade et de leurs familles, rapporte Leyde. Concrètement, il faut être plus flexible. Les missions à l'étranger étaient assez faciles à planifier pour certains soldats. "Mais maintenant, il se peut que je ne doive pas partir du tout au cours des trois ou quatre prochaines années. Ou alors dans trois semaines", explique Leyde. Actuellement, la BFA doit également réagir à l'évolution des directives politiques en vue de la guerre en Ukraine, par exemple en ce qui concerne la mise à disposition d'équipements militaires ou l'entraînement des forces ukrainiennes. Là aussi, la BFA est impliquée, non pas de manière spécifique, mais dans le cadre du soutien général coordonné au sein des pays de l'OTAN, explique le général de brigade Leroux.
Les adieux à Müllheim ne sont pas faciles
Au vu des bouleversements politiques mondiaux, ce qui s'est passé depuis 2021 sous le commandement de Leroux et Leyde sur le site de la brigade à Müllheim est particulièrement détendu : Il n'y a pas eu de grands projets de construction, mais des travaux de modernisation continus, surtout dans les cantonnements. Leyde explique que de tels aspects sont également importants : "L'âge moyen de nos soldats est nettement plus élevé qu'auparavant, beaucoup ont des familles et restent plus longtemps chez nous". En conséquence, les exigences en matière de vie en caserne ont également changé - par exemple en ce qui concerne le logement. Et : "Rien que la place dont on a besoin aujourd'hui pour son propre équipement est deux fois plus grande que celle dont j'avais besoin en tant que recrue il y a 35 ans. Nous devons nous adapter à cela aussi", rapporte le colonel.
Leroux et Leyde, qui se connaissent bien personnellement depuis deux décennies et qui maîtrisent parfaitement la langue de leurs partenaires, quittent Müllheim avec un œil qui pleure - ils ne le cachent pas. Leur mission au sein de la BFA, mais aussi l'environnement du Markgräfler et l'accueil globalement chaleureux de la ville et de la région leur manqueront, assurent-ils.
Traduction de l'article du BZ : https://www.badische-zeitung.de/deutsch-franzoesische-brigade-kommandowechsel-in-der-zeitenwende--267716238.html

Depuis plusieurs mois, une nouvelle espèce invasive attire l’attention des spécialistes de l’environnement dans le Bade-Wurtemberg : Tapinoma magnum. Déjà signalée dans plusieurs communes du sud-ouest de l’Allemagne, cette fourmi particulièrement résistante et organisée commence également à apparaître dans la région de Müllheim. Originaire du bassin méditerranéen, cette espèce invasive se distingue par la taille impressionnante de ses colonies, capables de regrouper plusieurs millions d’individus et plusieurs reines. Contrairement aux espèces locales, Tapinoma magnum forme de vastes réseaux souterrains qui peuvent s’étendre sous les jardins, les trottoirs, les infrastructures urbaines et parfois même à proximité des réseaux électriques ou de télécommunication. Les habitants confrontés à des colonnes de fourmis inhabituellement denses sont invités à ne pas céder à la panique. Les experts rappellent qu’il est essentiel d’identifier précisément l’espèce avant toute intervention. En effet, les fourmis indigènes jouent un rôle écologique important et constituent parfois les meilleurs remparts naturels contre l’invasion de cette espèce venue du sud de l’Europe. Les autorités et les musées d’histoire naturelle allemands encouragent ainsi les particuliers à signaler les cas suspects afin d’améliorer la cartographie de la propagation. Cette approche scientifique permet également d’éviter les traitements excessifs ou inefficaces. Car la lutte contre Tapinoma magnum reste complexe. Les insecticides classiques vendus dans le commerce se révèlent souvent inefficaces. Certaines villes, comme Zurich, expérimentent désormais des gels appâts capables d’atteindre les reines au cœur des colonies. D’autres méthodes plus physiques, comme l’injection d’eau chaude à très haute température dans les nids, sont également utilisées avec prudence. Mais au-delà de la destruction des colonies, les spécialistes insistent surtout sur la prévention. Le commerce international de plantes et de terreau favoriserait fortement l’introduction accidentelle de l’espèce en Allemagne. Contrôler les pots de fleurs, surveiller les composts, éliminer rapidement les déchets alimentaires et inspecter régulièrement les espaces verts sont désormais des gestes recommandés. À Müllheim comme ailleurs dans le Rhin supérieur, cette situation illustre une réalité environnementale de plus en plus visible : les effets de la mondialisation et du réchauffement climatique favorisent l’installation d’espèces autrefois limitées aux régions méditerranéennes. Pour les habitants, la vigilance reste donc la meilleure réponse face à cette « super fourmi » qui pourrait durablement modifier l’équilibre écologique local.

À Breisach am Rhein, le festival « Pinot and Rock » incarnait, depuis sa création en 2024, une tentative singulière de redéfinir l’expérience festivalière en Allemagne du Sud-Ouest. Installé dans le Fritz-Schanno-Park, cet événement associait musique rock internationale, gastronomie d’exception et valorisation du terroir viticole régional. Dès sa première édition, le festival s’était distingué par une programmation prestigieuse, avec notamment Scorpions et Alice Cooper en têtes d’affiche. Cependant, derrière cette ambition culturelle et économique, des fragilités structurelles sont rapidement apparues. L’édition 2025 s’est soldée par un déficit significatif, notamment en raison d’une fréquentation inférieure aux attentes (30 000 billets vendus contre 40 000 espérés). Ce déséquilibre économique a conduit les organisateurs à annoncer une pause stratégique pour 2026, officiellement justifiée par la concurrence de la Coupe du monde de football. Toutefois, les déclarations récentes du maire Oliver Rein laissent entrevoir une prolongation de cette interruption jusqu’en 2027. Cette perspective soulève des interrogations quant à la viabilité à long terme du projet. Le modèle hybride du festival — combinant musique, gastronomie haut de gamme et expérience œnologique — repose en effet sur un équilibre financier délicat, fortement dépendant de partenaires privés et de sponsors. Le rôle central de Fritz Keller, initiateur du projet, demeure déterminant. Ce dernier affirme poursuivre les recherches de financement tout en reconnaissant que les délais de préparation rendent improbable une édition en 2027. Au-delà du cas particulier de « Pinot and Rock », cette situation illustre les défis contemporains auxquels sont confrontés les festivals culturels : concurrence accrue des grands événements sportifs, inflation des coûts artistiques et logistiques, et dépendance croissante aux financements privés. Ainsi, l’avenir du festival reste incertain. Entre pause prolongée et possible disparition, « Pinot and Rock » symbolise à la fois l’innovation culturelle régionale et la fragilité économique des grands événements hybrides.

En raison de travaux à Bad Krozingen, aucun train ne circulera entre Freiburg et Müllheim ce week-end. Des bus de remplacement assureront la liaison toutes les 30 minutes. Les voyageurs longue distance sont également concernés. Suite à des travaux urgents sur les lignes aériennes à Bad Krozingen, la ligne ferroviaire de la vallée du Rhin sera entièrement fermée entre Müllheim et Freiburg du samedi 25 avril à 14h jusqu’au dimanche 26 avril à 14h, soit 24 heures. C’est ce qu’indique DB InfraGO dans un communiqué. Pendant cette interruption, tous les trains régionaux seront remplacés par des bus circulant toutes les 30 minutes, avec plusieurs arrêts de substitution : Freiburg (Breisgau) gare routière centrale, Ebringen B3, Schallstadt gare, Bad Krozingen gare routière et Müllheim gare. Des bus avec arrêts intermédiaires ainsi que des bus directs seront disponibles. Ils pourront être utilisés avec des billets régionaux ou longue distance. Un train navette longue distance circulera également entre Müllheim et Bâle CFF, accessible uniquement avec des billets longue distance. À Freiburg, les bus directs partent de la gare routière centrale (quais 12 et 13), tandis que les bus avec arrêts intermédiaires partent des quais 1 et 2. Pas de trains longue distance entre Freiburg et Bâle Tous les trains ICE, ECE et IC sont supprimés entre Freiburg et Bâle. Les trains en provenance de Suisse commencent et terminent à Bâle CFF. Ceux venant de Karlsruhe terminent soit à Karlsruhe, soit à Freiburg. Les voyageurs en provenance de Suisse doivent rejoindre Müllheim en train, puis prendre les bus de remplacement vers Freiburg. Dans l’autre sens, il faut prendre le bus jusqu’à Müllheim, puis le train vers la Suisse. Les trains de nuit Nightjet sont déviés et ne desservent plus Freiburg, Bâle CFF ni Bâle Bad Bf. La compagnie recommande aux voyageurs de vérifier leurs trajets à l’avance sur le site Deutsche Bahn ou via l’application DB Navigator et de prévoir plus de temps.

À Müllheim im Markgräflerland, l’évolution du tissu économique local s’inscrit dans une dynamique de transformation progressive des espaces industriels. Le projet porté par l’investisseur Panattoni, visant la construction d’un complexe de trois halls sur plus de 28 000 m², constitue à cet égard une étape structurante dans l’aménagement de la zone située à l’est de la voie ferrée. Ce futur ensemble, pensé pour accueillir des activités de production, de stockage et de logistique, s’inscrit dans une logique d’optimisation foncière d’un site déjà marqué par des usages industriels successifs. La requalification d’une ancienne halle de production, vouée à la démolition, témoigne d’un renouvellement des fonctions économiques du territoire, au croisement entre industrie traditionnelle et logistique contemporaine. Toutefois, ce projet soulève plusieurs enjeux majeurs. Sur le plan urbanistique, les adaptations demandées – notamment en matière d’accès et de végétalisation – traduisent une volonté d’intégration du projet dans son environnement immédiat. Sur le plan environnemental, la présence d’une installation photovoltaïque importante pose la question de la capacité du réseau à absorber cette production. Mais c’est surtout la question de l’impact socio-économique et des mobilités qui alimente le débat. L’hypothèse d’une implantation logistique à faible intensité d’emploi interroge la stratégie de développement local, tandis que les prévisions de trafic poids lourds suscitent des inquiétudes quant à la fluidité de la circulation à proximité de la B3. En filigrane, ce projet illustre les tensions contemporaines entre attractivité économique, qualité de vie et durabilité territoriale. La suite de la procédure – notamment les études de trafic et les autorisations techniques – sera déterminante pour évaluer la pertinence et l’acceptabilité de cette implantation à Müllheim.

Achetz votre carte de saison à la caisse de la piscine aux dates suivantes : 🗓️ Mercredi 15.04 | 8h – 13h 🗓️ Samedi 18.04 | 10h – 15h 🗓️ Mardi 21.04 | 14h – 19h ⚠️ Lors de la prévente, seules les cartes de saison sont disponibles – pas de billets à l’unité, cartes multiples ou bons cadeaux. À apporter : • ancienne carte de saison (si disponible) • photo d’identité récente • pièce d’identité valide • formulaire rempli (sur place ou en ligne) 👨👩👧 Cartes familiales : possibles pour les couples avec au moins un enfant de moins de 18 ans vivant dans le même foyer. 🎓 Tarif réduit : personnes en situation de handicap (≥ 50 %), élèves dès 16 ans, étudiants, apprentis, volontaires (sur présentation d’un justificatif). 👧 Moins de 16 ans : bénéficient d’un tarif réduit en prévente.

Le dimanche 19 avril, la ville de Müllheim accueillera la 36e édition de son emblématique Autoschau, associée à un dimanche d’ouverture des commerces. Cet événement, devenu au fil des années un pilier du calendrier local, illustre la vitalité économique et sociale du Markgräflerland, tout en renforçant l’attractivité du centre-ville. Pendant cinq heures, de 12h à 17h, le cœur urbain se transformera en un espace hybride mêlant exposition automobile, animation commerciale et lieu de sociabilité. Les axes principaux — Werderstraße, Wilhelmstraße, Hauptstraße et Am Lindle — accueilleront une large présentation des dernières innovations du secteur automobile. Au-delà de la simple exposition, la manifestation s’inscrit dans une dynamique de médiation entre professionnels et grand public. Véhicules électriques, modèles hybrides, technologies embarquées et systèmes d’assistance à la conduite témoignent des mutations profondes de l’industrie automobile contemporaine, notamment en matière de transition énergétique et de digitalisation. Comme le souligne Dirk Dölker, président du Gewerbeverein Müllheim, l’événement dépasse largement sa dimension commerciale : il constitue un vecteur de lien social, favorisant les interactions entre habitants, visiteurs et acteurs économiques. En parallèle, l’ouverture exceptionnelle de plus de 40 commerces renforce l’attractivité du centre-ville. Cette synergie entre commerce de proximité et événementiel participe à la redynamisation des espaces urbains et encourage une consommation locale. Enfin, la dimension conviviale reste essentielle : cafés, restaurants, vins régionaux et stands associatifs viennent compléter l’expérience, faisant de cette journée un véritable moment de partage intergénérationnel.




