Notre enquête : Les derniers champs de tabac du Breisgau

Peter Parcoeur • 14 août 2026

Enquête entre Müllheim et Breisach, de Hartheim à Tunsel et Schmidhofen

Dans la plaine du Rhin, entre les coteaux viticoles de Müllheim et les environs de Breisach, certaines parcelles présentent encore, au cœur de l’été, un aspect presque tropical. De grandes feuilles vert clair se superposent sur des plants alignés avec une remarquable régularité. Ces cultures, parfois confondues avec de jeunes tournesols, sont bien des champs de tabac.

Le phénomène est aujourd’hui très localisé. Il ne s’agit pas d’une bande continue allant de Müllheim à Breisach, mais d’un petit bassin agricole concentré principalement autour de Hartheim am Rhein et de son village de Bremgarten, puis de Tunsel et Schmidhofen, rattachés à Bad Krozingen. Eschbach se trouve immédiatement au sud de cette zone, tandis que Breisach en constitue un repère géographique plus septentrional.

À l’heure où la production allemande de tabac s’est réduite à quelques dizaines d’exploitations, la permanence de cette culture dans le Breisgau mérite d’être étudiée. Elle témoigne à la fois d’un savoir-faire agricole ancien, d’une forte spécialisation technique et d’une profonde transformation des débouchés commerciaux.

Cette enquête documentaire cherche à répondre à plusieurs questions : où cultive-t-on encore du tabac dans le sud du Breisgau ? Quelles variétés sont vraisemblablement plantées ? Comment les feuilles sont-elles récoltées et séchées ? Et surtout, que devient aujourd’hui le tabac produit dans cette partie de la plaine du Rhin ?


Un petit territoire agricole aux contours précis

Le cœur de cette production se situe dans les terres planes comprises entre l’autoroute A5, Bad Krozingen et le Rhin.

Administrativement, Bremgarten appartient à la commune de Hartheim am Rhein, tout comme Feldkirch. Plus au nord-est, Schmidhofen est un hameau dépendant de Tunsel, lui-même rattaché à Bad Krozingen. Cette géographie explique pourquoi les champs aperçus depuis les routes d’Eschbach, de Bremgarten ou de Tunsel sont parfois attribués indistinctement à « Hartheim » ou à « Bad Krozingen ».

La présence contemporaine du tabac à Hartheim ne repose pas uniquement sur le souvenir des habitants. Des annuaires professionnels consultables en 2026 répertorient toujours, dans le secteur de Bremgarten, une activité explicitement déclarée comme agriculture et culture du tabac, ainsi qu’une autre exploitation associée à la transformation du tabac. Ces mentions ne permettent pas de connaître les surfaces réellement plantées chaque année, mais elles confirment la persistance locale de la filière.

Du côté de Bad Krozingen, un document de consultation régionale publié en 2025 évoque également l’utilisation d’une partie des terres agricoles communales et régionales pour le maïs semence et le tabac destiné aux mélanges pour chicha et à l’exportation. Il faut toutefois préciser qu’il s’agit d’une observation formulée dans le cadre d’une contribution à une procédure de planification, et non d’un recensement statistique exhaustif.

Le tabac paraît donc se maintenir dans un triangle agricole formé par Bremgarten–Hartheim, Tunsel–Schmidhofen et Bad Krozingen, avec des parcelles susceptibles de varier d’une année à l’autre en fonction des rotations culturales, des contrats et des décisions économiques des exploitants.


Combien d’hectares sont encore cultivés ?

C’est la question la plus difficile à trancher.

Au début du XXIᵉ siècle, les statistiques communales montraient encore une concentration exceptionnelle de la production autour de Hartheim et de Bad Krozingen. Mais aucune publication publique récente ne fournit, pour 2025 ou 2026, une ventilation précise des hectares de tabac commune par commune.

Cette absence de données détaillées s’explique notamment par l’évolution des méthodes statistiques. Jusqu’en 2024, le Bade-Wurtemberg interrogeait chaque année environ 10 000 exploitations dans le cadre de l’enquête principale sur l’utilisation des sols. Depuis 2025, les résultats sont davantage établis à partir de données administratives, notamment celles du système agricole intégré InVeKoS. Les chiffres disponibles sont ainsi fiables à une échelle globale, mais ne donnent pas toujours accès aux cultures très minoritaires à l’échelle d’un village.

Il serait donc imprudent d’annoncer un nombre précis d’hectares actuels pour Hartheim, Bremgarten ou Tunsel.

Une chose est néanmoins certaine : le tabac est devenu une culture extrêmement minoritaire à l’échelle allemande. En 2025, environ 80 exploitations allemandes auraient cultivé près de 1 300 hectares, pour une récolte évaluée à environ 3 500 tonnes. Les principaux bassins restent le Bade-Wurtemberg et la Rhénanie-Palatinat.

À titre de comparaison historique, l’Allemagne dépassait encore 30 000 hectares de tabac à la fin du XIXᵉ siècle. La production actuelle ne représente donc plus qu’une fraction de l’ancien paysage tabacole.


Pourquoi cette culture s’est-elle maintenue ici ?

Le maintien du tabac dans la plaine du Breisgau tient d’abord à des conditions naturelles favorables.

Le fossé du Rhin supérieur compte parmi les régions les plus chaudes d’Allemagne. Les étés y sont relativement longs, les périodes sans gel plus étendues qu’en altitude et les terres planes se prêtent à une agriculture fortement mécanisée. Ces caractéristiques ont également favorisé les cultures de maïs semence, d’asperges, de pommes de terre et de légumes.

Le tabac reste toutefois une plante exigeante. Il supporte mal le gel, nécessite une implantation soigneuse et demande une bonne gestion de l’alimentation en eau. Sa présence durable suppose donc non seulement un climat favorable, mais aussi des exploitations possédant les équipements, les bâtiments et l’expérience technique nécessaires.

La concentration des producteurs est également un avantage. Les connaissances circulent plus facilement, certains matériels peuvent être partagés ou utilisés par des prestataires, et les exploitants restent proches des structures de conseil et de commercialisation.

Le Bade-Wurtemberg représentait encore 41 % de la surface allemande de tabac en 2020. Même si cette proportion a pu évoluer, elle souligne le rôle toujours central du Land dans la filière nationale.


Une variété domine désormais : le Virginia séché à l’air chaud

Les anciens champs badois accueillaient différentes catégories de tabac. Les variétés sombres comme le Geudertheimer ou le Friedrichstaler alimentaient autrefois la fabrication de cigares. Le Burley, plus clair mais séché naturellement à l’air, occupa également une place importante.

La situation contemporaine est très différente.

La filière allemande encore active est aujourd’hui principalement orientée vers le Virginia flue-cured, c’est-à-dire un tabac Virginia séché artificiellement par circulation d’air chaud. La structure de commercialisation installée à Bad Krozingen, FCV German Leaf, se présente précisément comme un fournisseur de Virginia allemand séché selon cette méthode.

L’Erzeugergemeinschaft Deutschland-Tabak décrit de son côté un produit de couleur jaune clair, présentant un taux de nicotine relativement bas et une forte teneur en sucres. Il est commercialisé sous forme de feuilles entières, de feuilles débarrassées de leur nervure centrale — les strips — ainsi que sous différentes formes issues du tri et de la préparation.

Les documents publics ne permettent toutefois pas d’identifier le cultivar exact planté sur chaque parcelle de Hartheim ou de Tunsel. Le terme « Virginia » désigne une grande famille commerciale et technologique, à l’intérieur de laquelle plusieurs sélections variétales peuvent être utilisées.

Il est donc plus rigoureux d’écrire que les cultures actuelles du secteur s’inscrivent vraisemblablement dans la filière du Virginia flue-cured, plutôt que d’attribuer une variété précise à chaque champ. Cette conclusion repose sur la spécialisation actuelle de la filière allemande, sur l’orientation de l’entreprise de Bad Krozingen et sur la mention récente d’un tabac destiné aux produits pour chicha dans les documents régionaux.


De la graine au champ

Le cycle commence bien avant l’apparition des grandes feuilles visibles depuis la route.

Les graines de tabac sont extrêmement petites. Les plants doivent donc d’abord être produits dans un environnement contrôlé, aujourd’hui généralement dans des plateaux ou des systèmes de pépinière spécialisés. Les jeunes plantes sont ensuite repiquées dans les champs lorsque le risque de gel devient suffisamment faible, habituellement au printemps.

Les planteuses mécaniques permettent de disposer les jeunes pieds à intervalles réguliers. Cette implantation très ordonnée donne aux parcelles de tabac leur apparence caractéristique.

Durant les semaines suivantes, les producteurs doivent assurer la maîtrise des adventices, surveiller les maladies, gérer l’irrigation lorsque les conditions l’imposent et contrôler le développement des plants.

Lorsque l’inflorescence apparaît, elle peut être supprimée. Cette opération, appelée écimage ou topping, limite la formation des fleurs et des graines afin que la plante concentre davantage ses ressources dans les feuilles. Les pousses secondaires apparaissant à l’aisselle des feuilles doivent également être contrôlées.

Cette succession d’interventions explique pourquoi le tabac reste une culture beaucoup plus exigeante en main-d’œuvre que les céréales. Selon les données du KTBL reprises par le secteur professionnel, le travail nécessaire se situe actuellement entre 370 et 420 heures par hectare, contre seulement quelques heures par hectare pour certaines grandes cultures céréalières fortement mécanisées.


Une récolte effectuée par étages

Toutes les feuilles d’un plant de tabac ne mûrissent pas au même moment.

La maturation commence généralement par les feuilles situées dans la partie inférieure du pied, puis progresse vers le sommet. Cette particularité oblige à récolter la même parcelle à plusieurs reprises.

Pour le Virginia, deux ou trois feuilles peuvent être prélevées à chaque passage. Une campagne de récolte peut ainsi nécessiter sept à neuf passages successifs, espacés selon la maturité des différents étages foliaires.

Les feuilles inférieures, médianes et supérieures ne possèdent pas exactement les mêmes caractéristiques. Leur épaisseur, leur couleur, leur composition et leur teneur en nicotine peuvent varier. Leur position sur la plante devient donc un critère de classement.

La mécanisation a réduit une partie du travail manuel, mais la récolte demeure délicate. Les feuilles ne doivent pas être inutilement déchirées ou écrasées, car les dommages réduisent leur valeur commerciale.

Cette période s’étend principalement durant l’été et le début de l’automne. C’est alors que les champs changent progressivement d’aspect : les parties inférieures des plants se dégarnissent, tandis que les feuilles supérieures restent encore vertes.


Les anciens séchoirs ne racontent plus toute l’histoire

Dans les régions traditionnellement productrices, le tabac est souvent associé aux grands séchoirs en bois, les Tabakschuppen ou Tabakschöpfe.

Ces bâtiments possédaient des façades ajourées ou des panneaux mobiles permettant de régler la circulation naturelle de l’air. Les feuilles y étaient suspendues pendant plusieurs semaines. Ils correspondaient particulièrement au séchage naturel des tabacs sombres ou du Burley.

Certains de ces bâtiments subsistent encore dans le paysage badois. Ils constituent un patrimoine architectural précieux, mais ils ne reflètent plus nécessairement la technique utilisée pour les plantations actuelles.

Le Virginia contemporain est en effet principalement séché dans des installations fermées où circule de l’air chauffé. Le terme anglais flue-cured renvoie historiquement à un système dans lequel la chaleur est transmise sans que les feuilles soient directement exposées aux fumées de combustion.

Cette méthode permet de contrôler successivement le jaunissement, la dessiccation de la feuille et le séchage des nervures. Elle est beaucoup plus rapide que le séchage naturel et contribue à produire la couleur jaune citron caractéristique du Virginia allemand.

Les installations modernes ressemblent davantage à de grandes chambres isolées ou à des conteneurs techniques qu’aux anciens séchoirs de bois. Des ventilateurs y font circuler l’air chaud à travers les feuilles chargées sur des cadres ou dans des caissons.

Le processus demande une surveillance précise de la température, de l’humidité et de la circulation de l’air. Une montée en température trop rapide peut bloquer la couleur ou dessécher l’extérieur de la feuille avant sa partie centrale. À l’inverse, un séchage insuffisant favorise les défauts et les risques de dégradation.

Le coût énergétique de cette opération constitue logiquement un facteur économique majeur. Cette remarque découle directement de la dépendance du Virginia à une production contrôlée d’air chaud, même si les dépenses détaillées des exploitations locales ne sont pas publiées.


Du séchage au classement

Après le séchage, la feuille n’est pas encore un produit fini.

Elle doit retrouver une souplesse suffisante pour être manipulée sans se briser. Les lots sont ensuite examinés, triés et classés selon plusieurs critères : position de la feuille sur la plante, couleur, maturité, homogénéité, structure, défauts éventuels et qualité du séchage.

Les feuilles peuvent être commercialisées entières sous la désignation loose leaves. Elles peuvent également être transformées en strips, après retrait d’une grande partie de la nervure centrale. Les nervures, fragments et petites particules constituent des sous-produits valorisables dans certaines préparations.

Le tabac provenant de plusieurs exploitations ou régions peut ensuite être assemblé afin d’obtenir une matière première régulière. FCV German Leaf indique que ses fournisseurs cultivent dans différentes régions allemandes et que cette répartition géographique lui permet de constituer des mélanges présentant des caractéristiques relativement constantes.

Cela signifie qu’une feuille produite dans le Breisgau ne conserve pas nécessairement une identité régionale jusqu’au produit final. Elle peut être intégrée à un lot plus vaste, associé à des feuilles provenant de l’Ortenau, de Rhénanie-Palatinat ou d’autres secteurs producteurs.


Bad Krozingen, un maillon commercial essentiel

La présence de FCV German Leaf à Bad Krozingen donne à ce petit bassin agricole une importance qui dépasse largement ses propres surfaces cultivées.

L’entreprise est installée Im Bergfeld, à Bad Krozingen. Elle commercialise du Virginia allemand sous forme de feuilles entières, de strips et de sous-produits. Elle indique approvisionner une clientèle internationale, notamment pour la fabrication de tabac à chicha.

Cette proximité géographique ne permet cependant pas d’affirmer que toutes les feuilles de Hartheim, Bremgarten ou Tunsel passent automatiquement par cette entreprise.

Aucun document public consulté n’établit la traçabilité complète d’une parcelle précise jusqu’à son acheteur final. Les contrats commerciaux entre producteurs et structures de collecte ne sont généralement pas publics.

On peut néanmoins constater que Bad Krozingen accueille un acteur directement spécialisé dans le type de tabac qui domine aujourd’hui la production allemande. La ville constitue donc un centre commercial et logistique important pour la filière, même si son approvisionnement dépasse certainement les limites du Breisgau.


De la cigarette à la chicha : un débouché complètement transformé

Autrefois, la production allemande alimentait surtout les manufactures de cigares et de cigarettes.

Aujourd’hui, le marché s’est profondément déplacé. D’après les informations du Bundesverband Deutscher Tabakpflanzer reprises en 2026, environ 90 % du tabac produit en Allemagne serait désormais destiné au tabac pour pipe à eau, contre seulement 10 % à la fabrication de cigarettes.

Cette évolution explique l’importance commerciale du Virginia clair.

FCV German Leaf met en avant sa couleur jaune, sa teneur relativement faible en nicotine, sa richesse en sucres et sa capacité à absorber les mélasses utilisées pour les préparations de tabac à chicha. L’entreprise commercialise ses produits sur les marchés internationaux et indique également que certains mélanges peuvent être employés comme matière de remplissage dans l’industrie de la cigarette.

Le parcours probable d’une feuille produite dans le sud du Breisgau peut donc être résumé ainsi :

production du plant → repiquage → culture → récoltes successives → séchage à l’air chaud → tri → conditionnement → retrait éventuel des nervures → mélange → commercialisation en Allemagne ou à l’exportation.

Le produit agricole local est ainsi inséré dans une chaîne internationale. Les grandes feuilles aperçues à proximité de Bremgarten ou de Schmidhofen peuvent, après transformation, quitter entièrement la région et même l’Union européenne.


Une filière fragile malgré sa spécialisation

Le nombre très réduit de producteurs constitue à la fois une force et une faiblesse.

Les exploitations qui poursuivent cette activité possèdent une forte expérience, du matériel spécialisé et des débouchés organisés. Les producteurs sont regroupés au sein d’associations régionales et du Bundesverband Deutscher Tabakpflanzer, qui annonce environ cent exploitations membres et fournit notamment conseil technique et semences. Le Landesverband Baden-Württembergischer Tabakpflanzer est basé à Neuried-Altenheim, dans l’Ortenau.

Mais cette spécialisation implique également des investissements difficiles à reconvertir : équipements de récolte, séchoirs à air chaud, installations de manutention et expérience technique.

La disparition des soutiens européens autour de 2009-2010 a accéléré le retrait de nombreux agriculteurs. Depuis, seuls les producteurs capables d’atteindre un niveau de qualité élevé, de mécaniser suffisamment leur travail et de sécuriser leurs débouchés ont pu se maintenir.

La dépendance croissante au marché de la chicha représente un autre facteur d’incertitude. Des projets de renforcement de la réglementation européenne et internationale sur les produits du tabac ont suscité, en 2025, de fortes inquiétudes chez les producteurs allemands. Une limitation importante du tabac pour pipe à eau toucherait directement le principal débouché actuel de la récolte nationale.


Agriculture, patrimoine et santé publique

Étudier le tabac comme culture agricole ne signifie naturellement pas ignorer les conséquences sanitaires de sa consommation.

Le tabac demeure une matière première destinée à des produits provoquant dépendance et maladies graves. Les risques concernent notamment les voies respiratoires, les poumons et le système cardiovasculaire. La consommation par pipe à eau ne supprime pas ces dangers.

Mais l’histoire économique et agricole du tabac peut être examinée indépendamment de toute promotion de sa consommation.

Dans le Breisgau, cette culture raconte l’évolution des campagnes, la spécialisation progressive des exploitations, le passage des séchoirs traditionnels aux chambres thermiques et la transformation d’un marché autrefois régional en filière d’exportation.

Les champs qui subsistent entre Hartheim, Bremgarten, Tunsel et Schmidhofen constituent ainsi les traces visibles d’une activité vieille de plusieurs siècles, mais profondément modernisée.


Les derniers champs ne sont pas seulement des survivances

Parler des « derniers champs de tabac » pourrait laisser croire à une activité figée dans le passé.

La réalité est plus complexe.

Les anciennes variétés et les vieux séchoirs ont largement disparu de la production courante. Le tabac cultivé aujourd’hui est lié à des techniques modernes, à une sélection variétale spécialisée, à des installations de séchage contrôlé et à des marchés internationaux.

Le secteur situé entre Müllheim et Breisach ne constitue plus un grand bassin tabacole comparable à l’Ortenau ou à la Südpfalz. Mais il conserve une continuité remarquable entre la culture agricole locale et une filière commerciale toujours active à Bad Krozingen.

Hartheim et Bremgarten représentent le noyau méridional le plus clairement identifiable. Tunsel et Schmidhofen prolongent ce paysage vers le nord-est. Eschbach se situe à sa porte sud, tandis que Breisach marque l’horizon septentrional de cette partie de la plaine.

Faute de statistiques communales récentes, il est impossible de dire exactement combien d’hectares seront encore plantés chaque année. Les rotations agricoles peuvent déplacer les cultures et les surfaces peuvent varier selon les contrats.

Mais le tabac n’a pas disparu.

Lorsque ses grandes feuilles vertes surgissent entre le maïs et les cultures maraîchères, elles témoignent d’une agriculture devenue rare, techniquement exigeante et presque invisible dans les statistiques générales.

Entre Müllheim et Breisach, les derniers champs de tabac du Breisgau ne sont donc pas uniquement les vestiges d’un monde ancien. Ils appartiennent encore à une filière contemporaine, tournée vers le Virginia séché à l’air chaud, les produits pour chicha et les marchés internationaux.


Note méthodologique

Cet article repose sur une enquête documentaire menée à partir des données agricoles disponibles, des sites des organisations professionnelles, de documents communaux et régionaux, ainsi que des informations publiées par les structures de commercialisation.

Aucune statistique publique identifiée ne fournit les surfaces exactes plantées en tabac en 2025 ou 2026 à Hartheim, Bremgarten, Tunsel ou Schmidhofen. Les mentions relatives aux cultures locales doivent donc être comprises comme la confirmation d’une activité encore présente, et non comme un inventaire exhaustif des producteurs ou des parcelles.

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Freiburg a disputé 54 rencontres officielles en 278 jours, soit un match tous les cinq jours environ. En Bundesliga, l’équipe de Julian Schuster a terminé à la septième place avec 47 points. Son bilan — 13 victoires, huit matchs nuls et 13 défaites — reflète une saison irrégulière en championnat, mais suffisamment solide pour décrocher une nouvelle qualification européenne. La dernière journée a parfaitement résumé le caractère de cette équipe. Face au RB Leipzig, Freiburg s’est imposé 4-1 grâce à des buts de Jan-Niklas Beste, Igor Matanović, Matthias Ginter et Derry Scherhant. Cette victoire a assuré la septième place et un billet pour les barrages de la Ligue Conférence. Mais c’est surtout sur la scène européenne que le SC a changé de dimension. Après avoir terminé septième de la phase de ligue de la Ligue Europa, Freiburg s’est directement qualifié pour les huitièmes de finale. Le club a ensuite éliminé ses adversaires jusqu’à retrouver Braga en demi-finale. Battu 2-1 à l’aller, le SC a renversé la confrontation au retour en s’imposant 3-1. Lukas Kübler a inscrit un doublé et Johan Manzambi a marqué l’autre but fribourgeois. Pour la première fois de son histoire, Freiburg atteignait une finale européenne. Le rêve s’est arrêté le 20 mai à Istanbul. Aston Villa s’est imposé 3-0 au Beşiktaş Park, avec des buts de Youri Tielemans, Emiliano Buendía et Morgan Rogers. Freiburg est rentré sans trophée, mais avec un parcours qui restera longtemps dans la mémoire du club. En Coupe d’Allemagne, l’équipe avait également atteint les demi-finales avant de s’incliner 2-1 après prolongation à Stuttgart. En quelques semaines, elle est donc passée tout près de deux finales majeures. Une équipe usée, mais profondément marquée par cette aventure Cette succession de rencontres a laissé des traces. Maximilian Eggestein a disputé près de 4 800 minutes toutes compétitions confondues et parcouru plus de 400 kilomètres en Bundesliga. Vincenzo Grifo a dépassé la barre des 350 matchs officiels avec Freiburg et est devenu le meilleur buteur de l’histoire du club en compétition officielle. Matthias Ginter a, une nouvelle fois, été l’un des cadres de l’équipe. Yuito Suzuki a réussi une première saison encourageante, tandis que Johan Manzambi s’est imposé comme l’une des révélations du championnat. Le principal mérite de Julian Schuster a peut-être été de maintenir son groupe compétitif malgré l’accumulation des déplacements, des blessures et des rencontres à élimination directe. La saison s’est terminée sans titre, mais elle a offert au club une expérience que l’argent ne permet pas toujours d’acheter : celle des grands rendez-vous européens. Julian Schuster face au défi de la confirmation Julian Schuster va entamer sa troisième saison à la tête de l’équipe première. Lorsqu’il avait succédé à Christian Streich, la principale interrogation concernait sa capacité à reprendre une équipe façonnée pendant de longues années par son prédécesseur. Deux saisons plus tard, il ne peut plus être présenté comme un simple héritier. Il a installé ses propres méthodes, modifié certaines animations offensives et accordé des responsabilités à de jeunes joueurs. Son Freiburg peut défendre bas, presser plus haut, jouer rapidement sur les côtés ou chercher Vincenzo Grifo entre les lignes. Mais cette troisième saison sera probablement la plus complexe. Le SC sera davantage étudié par ses adversaires. Son parcours européen a mis en lumière ses forces, mais aussi ses fragilités. L’équipe devra notamment mieux contrôler les transitions et réduire le nombre de buts encaissés. Avec 57 buts concédés en Bundesliga, Freiburg avait terminé la saison avec une différence de buts négative malgré sa qualification européenne. Un mercato orienté vers la jeunesse et l’avenir Le groupe a connu plusieurs changements importants depuis la finale d’Istanbul. Johan Manzambi rejoint Aston Villa Le départ le plus marquant est celui de Johan Manzambi. Le milieu suisse a rejoint Aston Villa, le club qui avait précisément battu Freiburg en finale de Ligue Europa. Arrivé au SC en janvier 2023, Manzambi avait franchi les étapes depuis les moins de 19 ans jusqu’à l’équipe première. Sa capacité à accélérer avec le ballon, provoquer les défenseurs et obtenir des fautes sera difficile à remplacer immédiatement. Le SC a officialisé son transfert vers le vainqueur de la Ligue Europa et futur participant à la Ligue des champions. Merlin Röhl a, pour sa part, définitivement rejoint Everton après une première saison passée en prêt en Angleterre. Junior Adamu, Robert Wagner, Maximilian Philipp et Kofi Kyereh ont également quitté l’effectif professionnel. Nicolas Höfler poursuit son histoire au club, mais désormais auprès de l’équipe réserve. Mio Backhaus pour préparer l’avenir dans les buts Le gardien Mio Backhaus est arrivé du Werder Brême. International allemand chez les espoirs, il possède déjà une expérience de la Bundesliga et représente un investissement à long terme. Sa présence est d’autant plus importante que l’avenir de Noah Atubolu reste un dossier à surveiller. Lors de la reprise, le club avait indiqué que le gardien envisageait une nouvelle étape dans sa carrière. Backhaus, Florian Müller et Jannik Huth offrent donc plusieurs possibilités au staff. Rihito Yamamoto, un milieu polyvalent Rihito Yamamoto arrive de Saint-Trond. Formé au Tokyo Verdy, puis passé par le Gamba Osaka, le milieu japonais peut évoluer devant la défense ou dans un rôle plus avancé. Son profil correspond bien à la philosophie fribourgeoise : joueur mobile, techniquement propre et encore capable de progresser. Il a rejoint le groupe dès la reprise de l’entraînement et a participé au stage de Schruns. Keisuke Goto pour renforcer l’attaque Keisuke Goto représente une autre piste japonaise suivie par Freiburg. L’attaquant de 21 ans apporte de la taille, de la présence dans la surface et une marge de développement importante. Après sa participation à la Coupe du monde, il a bénéficié de quelques jours de repos supplémentaires avant de rejoindre la préparation. Il a ensuite retrouvé Yuito Suzuki et Rihito Yamamoto dans le groupe professionnel. Avec Suzuki, Yamamoto et Goto, le SC possède désormais trois joueurs japonais aux profils complémentaires : un milieu offensif créatif, un milieu plus organisateur et un avant-centre. Le retour de Yannik Engelhardt Yannik Engelhardt est revenu à Freiburg en provenance de Côme. Ce retour n’est pas celui d’un inconnu. Le milieu avait déjà évolué avec le SC Freiburg II entre 2021 et 2023. Après son passage en Italie et une saison au Borussia Mönchengladbach, il revient avec davantage d’expérience et une meilleure connaissance du haut niveau. Son recrutement doit permettre à Julian Schuster de disposer d’une solution supplémentaire dans l’axe, notamment pour soulager Maximilian Eggestein et Patrick Osterhage. Berkay Yilmaz, Karl Steinmann et Rouven Tarnutzer ont également intégré la préparation avec l’équipe première. Leur présence confirme la volonté du club de conserver un lien direct entre son centre de formation, son équipe réserve et les professionnels. Une préparation lancée devant 3 000 supporters La reprise a eu lieu le 12 juillet à l’Europa-Park Stadion, devant environ 3 000 personnes. Les supporters ont pu découvrir le nouveau maillot extérieur ainsi que plusieurs recrues. Mio Backhaus, Berkay Yilmaz, Karl Steinmann, Rouven Tarnutzer et Rihito Yamamoto ont participé à la traditionnelle présentation des nouveaux joueurs. Les internationaux ayant disputé la Coupe du monde — Keisuke Goto, Yuito Suzuki, Philipp Lienhart et Igor Matanović — ont rejoint le groupe plus tardivement. Le SC est ensuite parti pour Schruns, dans le Vorarlberg. Il s’agissait déjà du vingtième stage consécutif du club dans cette commune autrichienne. Cette fidélité illustre bien la manière de fonctionner de Freiburg : lorsqu’un environnement convient, le club ne ressent pas le besoin de tout modifier pour donner une impression de nouveauté. Une victoire encourageante contre Derby County Le premier véritable test du stage s’est conclu par une victoire contre Derby County. Cyriaque Irié a inscrit le premier but de la préparation après une passe de Yannik Engelhardt. L’ailier a éliminé deux adversaires à l’entrée de la surface avant de trouver le petit filet du pied gauche. Cette rencontre a surtout permis au staff de répartir le temps de jeu et d’observer plusieurs jeunes joueurs. Rihito Yamamoto, Keisuke Goto et Yuito Suzuki avaient été préservés dans le cadre de leur reprise individualisée. Le résultat était encourageant, même si la priorité restait alors la remise en condition physique. Un dernier test plus difficile face à Greuther Fürth Le stage s’est achevé le 31 juillet par une défaite 3-0 face à Greuther Fürth. La rencontre, organisée en quatre périodes de 30 minutes, a rapidement tourné à l’avantage du club de deuxième division. Felix Klaus a ouvert le score sur penalty dès la cinquième minute avant de doubler la mise. Omar Sillah a inscrit le troisième but en fin de rencontre. Igor Matanović a cru réduire l’écart, mais son but a été refusé pour une main. Il serait excessif de tirer des conclusions définitives d’un match amical disputé à la fin d’un stage particulièrement chargé. Les jambes sont lourdes, les équipes sont fréquemment modifiées et plusieurs joueurs n’ont pas encore le même niveau de préparation. Cette défaite donne néanmoins au staff plusieurs axes de travail : la défense des transitions, la précision dans les sorties de balle et l’efficacité dans la surface adverse. Freiburg ne dispose plus de beaucoup de temps pour corriger ces détails. Le 3 août, un tirage déjà très attendu La prochaine étape décisive aura lieu le lundi 3 août avec le tirage au sort des barrages de la Ligue Conférence. Le SC connaîtra alors l’identité de son adversaire. Le match aller est programmé le 20 août et le retour le 27 août. Les modalités définitives et les différents groupes du tirage seront publiés par l’UEFA le matin même. Cette double confrontation sera le premier grand test de la saison. Une qualification offrirait au club au moins six rencontres européennes supplémentaires lors de la phase de ligue. Une élimination, en revanche, priverait Freiburg d’Europe dès le mois d’août, quelques mois seulement après sa finale à Istanbul. La pression sera donc réelle, même si le club évitera certainement de la présenter ainsi publiquement. Düsseldorf, encore une fois Entre les deux matchs européens, Freiburg se déplacera sur le terrain du Fortuna Düsseldorf pour le premier tour de la Coupe d’Allemagne. La rencontre aura lieu le dimanche 23 août à 18 heures à la Merkur Spiel-Arena et sera diffusée sur Sky. Le tirage a quelque chose de familier. Lors de la saison précédente, Freiburg avait déjà affronté Düsseldorf en Coupe d’Allemagne et s’était imposé 3-1 grâce notamment à Igor Matanović et Vincenzo Grifo. Cette fois, le contexte sera différent. Le match sera disputé au milieu du barrage européen, avec seulement trois jours entre chaque rencontre. Julian Schuster devra certainement effectuer des rotations sans affaiblir excessivement son équipe. Le championnat commencera contre le Werder Brême La Bundesliga 2026-2027 débutera le week-end du 28 au 30 août. Freiburg recevra le Werder Brême à l’Europa-Park Stadion, avant de se déplacer chez le promu Paderborn lors de la deuxième journée. Le début de championnat se poursuivra contre le Borussia Mönchengladbach puis à Francfort. Sur le papier, le calendrier n’est pas le plus difficile de Bundesliga. Mais il arrive après deux rencontres européennes et un déplacement en Coupe d’Allemagne. Freiburg pourrait donc disputer cinq matchs officiels en moins de deux semaines. Le défi ne sera pas seulement tactique. Il sera aussi physique. Quelle équipe type pour Julian Schuster ? La hiérarchie n’est pas encore définitivement établie, en particulier au poste de gardien. En défense, Matthias Ginter et Philipp Lienhart restent les références. Christian Günter, Lukas Kübler, Max Rosenfelder, Bruno Ogbus, Anthony Jung et Jordy Makengo offrent différentes possibilités. Au milieu, Maximilian Eggestein demeure l’un des joueurs les plus importants du système. Patrick Osterhage, Yannik Engelhardt et Rihito Yamamoto devraient se disputer les autres places axiales. Plus haut, Vincenzo Grifo conservera un rôle central. Sa qualité sur les coups de pied arrêtés et sa capacité à créer une occasion dans un match fermé restent difficiles à remplacer. Yuito Suzuki pourrait cependant prendre encore davantage de responsabilités. Sa première saison a montré qu’il pouvait évoluer entre les lignes, accélérer le jeu et contribuer directement aux buts. Jan-Niklas Beste, Eren Dinkçi, Florent Muslija, Cyriaque Irié et Derry Scherhant apporteront de la vitesse et de la concurrence sur les côtés. En attaque, Igor Matanović, Lucas Höler et Keisuke Goto offrent des profils différents. Matanović semble être le joueur le plus naturellement tourné vers la finition. Höler reste précieux par son travail défensif et son intelligence collective. Goto représente davantage un investissement pour le présent et l’avenir. Les Japonais au cœur du nouveau projet La présence de trois joueurs japonais n’est pas seulement un élément symbolique ou commercial. Yuito Suzuki possède déjà une saison complète d’adaptation. Il connaît le rythme de la Bundesliga, le fonctionnement du club et les attentes de Julian Schuster. Rihito Yamamoto peut apporter davantage de contrôle au milieu de terrain. Keisuke Goto offre, lui, une solution nouvelle dans la surface avec son gabarit et son jeu dos au but. Leur réussite dépendra naturellement de leur adaptation individuelle. Mais Freiburg possède une longue expérience dans l’accompagnement des joueurs étrangers et préfère généralement les intégrer progressivement plutôt que de leur demander de porter immédiatement l’équipe. Cette patience correspond parfaitement au fonctionnement du club. Un club devenu plus grand sans renier ses fondations Le SC Freiburg est né de la fusion, en 1912, de deux clubs fondés en 1904. Il a longtemps évolué loin des grandes puissances allemandes avant de construire sa progression autour de quelques principes simples : stabilité, formation, prudence financière et continuité sportive. Le club compte désormais plus de 80 000 membres. Il est devenu le plus grand club sportif du Pays de Bade, mais continue de revendiquer un fonctionnement associatif et un lien fort avec son territoire. Oliver Leki dirige les secteurs financiers, administratifs et commerciaux. Jochen Saier reste responsable du football, de l’équipe première jusqu’aux équipes féminines et au centre de formation. Leurs contrats ont été prolongés jusqu’en 2030, ce qui garantit une continuité rare dans le football professionnel. L’Europa-Park Stadion, vitrine du nouveau Freiburg Inauguré en 2021, l’Europa-Park Stadion accueille environ 34 700 spectateurs. La grande tribune sud, construite sur un seul niveau, peut réunir près de 8 000 supporters debout. Elle est devenue le cœur de l’ambiance lors des rencontres à domicile. Le nouveau stade a permis au club d’augmenter ses recettes, de recevoir davantage de spectateurs et de proposer des infrastructures correspondant à son statut européen. Il n’a toutefois pas remplacé le Dreisamstadion dans le cœur de nombreux supporters. Le Dreisamstadion conserve une place essentielle L’ancien stade de l’équipe première accueille aujourd’hui notamment l’équipe féminine et le SC Freiburg II. Le site fait l’objet de travaux importants : rénovation des terrains, amélioration des espaces réservés aux joueuses, création d’installations spécifiques pour les gardiens et développement d’un projet de « stade éducatif ». Freiburg ne souhaite donc pas transformer le Dreisamstadion en simple monument du passé. Il veut en faire un lieu consacré à la formation, au football féminin, aux jeunes et aux activités sociales. La formation reste la colonne vertébrale La Freiburger Fußballschule constitue depuis plusieurs décennies l’une des bases du projet sportif. Christian Günter et Matthias Ginter illustrent le parcours idéal : formation au club, découverte du football professionnel, puis installation durable dans l’équipe première. Mais la réussite ne se mesure pas uniquement au nombre de titulaires issus du centre. Freiburg forme également des joueurs capables d’intégrer son équipe réserve, de rejoindre d’autres clubs professionnels ou de revenir plus tard avec davantage d’expérience, comme Yannik Engelhardt. Le passage de Julian Schuster par différentes fonctions de formation avant sa nomination comme entraîneur principal résume également cette philosophie. Qu’attendre réellement de la saison 2026-2027 ? Le premier objectif est clair : franchir les barrages de Ligue Conférence. Une qualification permettrait au SC de rester installé dans le paysage européen et d’offrir du temps de jeu à un effectif plus large. Elle apporterait aussi des revenus supplémentaires et prolongerait l’expérience acquise pendant la Ligue Europa. En Bundesliga, retrouver la première moitié du classement semble être une ambition raisonnable. Une nouvelle qualification européenne constituerait une réussite, mais elle ne doit pas être considérée comme automatique. Le groupe a perdu Manzambi, plusieurs recrues doivent encore s’adapter et la préparation a été perturbée par le retour tardif des internationaux. La principale question sera probablement celle de la régularité. Freiburg a montré la saison dernière qu’il pouvait battre de grandes équipes et survivre aux rencontres européennes. Il doit maintenant apprendre à gagner davantage de matchs ordinaires, ceux disputés sous la pluie face à un adversaire regroupé, trois jours après un déplacement continental. C’est souvent là que se construit une saison. Les dates à retenir 3 août 2026 : tirage des barrages de Ligue Conférence 15 août : présentation officielle de l’équipe et match contre Crystal Palace 20 août : match aller du barrage européen 23 août à 18 heures : Fortuna Düsseldorf – SC Freiburg en Coupe d’Allemagne 27 août : match retour du barrage européen Du 28 au 30 août : première journée de Bundesliga contre le Werder Brême 22 mai 2027 : dernière journée de Bundesliga 2 juin 2027 : finale de la Ligue Conférence à Istanbul  Une saison sans certitude, mais avec de vraies raisons d’y croire La défaite contre Greuther Fürth a rappelé que tout n’était pas encore prêt. Le SC doit retrouver du rythme, intégrer ses recrues et redistribuer les rôles après le départ de Johan Manzambi. Mais les fondations restent solides. Julian Schuster connaît son groupe. Les cadres sont toujours présents. Les jeunes continuent de pousser. Le recrutement paraît cohérent avec les besoins du club, notamment au milieu, dans les buts et en attaque. Freiburg ne commencera probablement pas la saison avec le plus grand budget, l’effectif le plus spectaculaire ou les déclarations les plus ambitieuses. Ce n’est pas nouveau. Le club tentera encore de progresser à sa manière, sans bruit inutile, en faisant confiance au travail quotidien. Après avoir atteint Istanbul, le défi n’est pas forcément de revivre immédiatement une nouvelle finale européenne. Il est de prouver que cette aventure n’était pas un accident.